Les Esprits mauvais, source-mère d’une autre Réalité (article 21)

Crédit pour le montage graphique : Éric Dorion

Le plus grand mal que puisse nous faire un ennemi, c’est d’accoutumer notre cœur à la haine. Pierre-Claude-Victor Boiste, Le dictionnaire universel (1843).

Il existe des Esprits mauvais, mais ils ne sont pas la preuve d’une démonologie innée chez des créatures dominées par un Diable. Est-ce que cela prouve la possession diabolique ? Non. On ne déplace pas un Esprit incarné comme on bouscule une mémé dans le Métro. Mais, ils existent vraiment. En tout cas ceux avec qui j’ai eu à me débattre existaient bel et bien et mes cartons débordent de témoignages similaires. Voyons tout cela.

Troubles mentaux ?

Si les Diables de nos croyances ne sont que mythes inventés par les grands prêtres de religions à travers le monde depuis des milliers d’années, de véritables Esprits mauvais seraient-ils la source-mère d’une réalité tout autre que celle des religions ? Car il est là le dilemme. Chaque fois qu’il est question du Diable, soit nous tombons dans les rets de la religion ou de la mythologie ou alors de l’occultisme ancien. Il est impossible de faire autrement, la science n’ayant à peu près rien à nous dire sur la question autre que schizophrénie, mégalomanie et paranoïa. C’est bien peu, il y a d’autres explications naturelles à la possession. Elles sont toutes des troubles mentaux graves et, quand ils sont très sévères, peuvent avoir des effets, pardonnez-le mot, spectaculaires !

L’autophagie ainsi que certains aspects de la Chorée de Huntingdon et de Gilles de la Tourette sont parfois confondus avec la possession dans ses manifestations les plus extrêmes, tout comme l’oneirophrénie. Chez les enfants, il existe de nombreuses formes de psychoses infantiles à prendre en considération dont le syndrome de Cotard, de Frégoli, de Renfield et le trouble catatonique. C’est à explorer avant d’aller chercher le curé. Tous ont des variantes en fonction du sexe, de l’âge, de la présence de traumatismes antérieurs conscients ou inconscients, connus ou non de l’entourage, du contexte culturel, soit par le fait qu’il soit quasi absent ou surdéveloppé et, à ne pas négliger, le contexte religieux du milieu de vie du sujet. Tout cela aura des effets différents.

S’il y a plus de possessions au Bénin qu’à Drummondville, c’est que dans ce pays à l’origine du Vaudou, les croyances culturelles en ce phénomène sont très ancrées dans l’inconscient et même le conscient collectif. Bref, plus la culture de l’invisible est forte, plus les manifestations de l’invisible sont nombreuses et si le métaphysicien que je suis reconnait l’authenticité de ces manifestations, je dois aussi dire qu’elles ne sont pas aussi spectaculaires qu’on le proclame dans les récits originaires de ces pays.  

Ce que mes recherches en ce sens ont pu me démontrer, c’est qu’à moins d’être attachés à un service psychiatrique jour après jour, nous, simples mortels, n’avons aucune idée de ce que des désordres psychiques et neurologiques sévères peuvent causer. En entrevue au cours d’une de mes émissions, un psychiatre spécialisé en comportement criminel et souvent demandé par les corps policiers me disait à CJRC : « Je ne sais pas si vous aimez lire des romans d’horreur ou visionner des films, mais croyez-moi, ce sont des minets comparés à la réalité la plus extrême de certains troubles de la personnalité ».

Cela dit, je crois en certains cas de possession authentiques. Une myriade d’explications alternatives ne font que rendre le travail plus complexe, plus long, plus frustrant aussi pour le chercheur et l’enquêteur sur le terrain, mais n’élimine aucunement la version originale, authentique d’une manifestation très rare, mais bien réelle. Comme un jour je l’ai expliqué, sursauter parce qu’un bruit survient dans la maison la nuit peut avoir une incroyable quantité d’explications banales, voire sophistiquées. Toutefois, les invasions de domicile ne sont pas un mythe.

Ça existe des Esprits ?

Je dis oui par expérience personnelle. Je dis oui suite à mes recherches dans ce domaine durant plus de cinquante ans et je dis oui suite aux travaux de d’autres, qui sans être des prix Nobel, ont une cervelle qui fonctionne très bien et qui ne carbure pas aux fantaisies. Voilà pourquoi j’apprécie hautement La Doctrine Spirite, qui, malgré son nom, n’a absolument rien de religieux ou d’occulte. Son auteur n’est pas un évêque et moins encore un mage ou un guru. Il s’agit d’Allan Kardec sur lequel une ample littérature accessible existe encore de nos jours. Je me colle à La Doctrine Spirite de Kardec parce que ma propre vision s’y calque à merveille, et ce depuis toujours. Je l’exprime très ouvertement dans quatre de mes ouvrages.[1] Sachant que nous sommes tout d’abord des Esprits actuellement incarnés et que notre corps physique est mortel et temporaire, l’Esprit que nous sommes, lui est immortel, pour ne pas dire éternel. Si cela n’est pas rationnel à vos yeux et que les Esprits sont tout autant une invention que les diables mythiques, Dieu et tout le reste, alors on ne va pas s’entendre sur ce qui suit.

Certaines personnes deviennent agressives, hautaines et méprisantes quand on parle de ces choses et bien sûr, tous n’ont pas la classe et l’élégance d’Einstein, loin s’en faut. Dans une lettre adressée au docteur Jan Ehrenwald, expert en parapsychologie, auteur d’un ouvrage sur la télépathie, il écrit :

« J’ai lu votre livre (…) avec grand intérêt. Il présente certainement bien le problème et je ne doute pas qu’il trouve un large cercle de lecteurs. Je ne peux juger qu’en tant que profane et ne peux dire si j’aboutis à une conclusion affirmative ou négative. De toute façon, il m’apparait que du point de vue d’un physicien, nous n’avons pas le droit d’établir à priori la possibilité de la télépathie. Pour cela, les bases de notre science sont trop incertaines et incomplètes. (…) Néanmoins, votre lettre m’est un très bon stimulant et a quelque peu adouci mon attitude qui au départ était franchement négative face à l’ampleur du problème. On ne devrait pas aller de par le monde avec des œillères. Vous pouvez montrer cette lettre, en privé, à d’autres personnes. »[2]

Tout aussi polie et complaisante peut sembler cette lettre, elle n’en demeure pas moins un aveu formidable qui constitue la base de mon argumentaire envers le paranormal et la doctrine spirite et qui se résume par ce qu’il écrit : « Pour cela les bases de notre science sont trop incertaines et incomplètes ». En d’autres termes, malgré les expériences du docteur Joseph Banks Rhine (1895-1980), le premier scientifique à avoir utilisé des méthodes statistiques pour étudier les perceptions extrasensorielles et la psychokinèse et inventé le mot ESP ou PSI en français, et tout comme pour les travaux du chercheur allemand Hans Bender, très peu de scientifiques acceptent ces thèses comme étant démontrées. La rigueur ne suffit pas à combler le déficit du savoir et de la technologie qui prime dans ce domaine. Les recherches en parapsychologie sont à ce point mal vues par les scientifiques, qu’on parle aussitôt de pseudosciences avec un rictus affichant le mépris. Le grand public en prend note et aligne son opinion sur cette dernière. Les gens sont encore très affectés par le syndrome de la blouse blanche ! On le voit avec la pandémie devenue une véritable religion avec son pape à l’OMS.

Un jeune de 23 ans qui lit cette série et qui sort de l’Université en sciences pures et qui aimerait se lancer dans cette sphère devra patienter combien d’années avant qu’une subvention de recherche lui soit accordée ? Et par qui ? Qu’il oublie cela. Les gens de science ne sont pas des magiciens qui vivent de l’air du temps, ils sont, tout comme nous, tributaires d’une source de revenus. Actuellement, les places disponibles sont dans le ludisme informatique, les communications, l’intelligence artificielle, le domaine quantique, l’armement, les cosmétiques, la santé, l’énergie et l’astronautique qui toutes vont requérir des spécialisations fort pointues. Bien sûr, on ne trouve aucune université, aucune entreprise publique ou privée, intéressée à œuvrer à grand déploiement dans le paranormal. Une exception notable est l’Institut suisse des sciences noétiques fondé par la docteure en biologie moléculaire Sylvie Dethiollaz en 1999. Le manque d’intérêt s’explique très aisément : c’est un money pit et très peu aiment se faire tirer dans le dos comme c’est le cas pour tous ceux qui œuvrent au sein de cet institut ! Évidemment, dans le secret, puis éventé, les Américains, notamment sous le nom Project Stargate[3] de 1970 à 1995, et les Soviétiques ont mené de très vastes travaux de recherches. La CIA a publiquement reconnu les recherches sur la vision à distance, n’ayant guère le choix puisque des chercheurs avaient vendu la mèche et avec complaisance elle annonçait que justement le Projet était maintenant terminé. En langage d’espion, cela signifie qu’il se poursuit ailleurs avec un tout nouveau personnel et sous une autre appellation et foutrement mieux dissimulé cette fois. Ça en dit long quand on doit se cacher pour travailler.

Ces manifestations dites paranormales semblent se faire dans des zones entièrement inexplorées parce qu’inconnues. Or, nous peinons à mesurer l’état quantique de la matière alors que nous disposons d’un équipement de 26 km de circonférence dont le coût se chiffre en milliards d’euros et le budget annuel tout autant.[4] Si les manifestations paranormales se situent dans le même ordre de grandeur que la pensée et la conscience qui, pour le moment à nos yeux instrumentalisés à outrance, n’ont aucune masse et aucun poids,[5] pas étonnant que notre savoir et notre technologie soient un peu comme ceux de nos astronomes d’une époque qui ne pouvaient affirmer si d’autres planètes existaient ailleurs que dans notre système solaire.

Retenez ceci comme prémisse de base sur la science : pour exister, c’est la qualité et la finesse de la technologie qui trace les limites infranchissables par ceux qui les utilisent. Si la machine ne détecte rien, alors à leurs yeux, c’est qu’il n’y a rien. Le savoir dépendra toujours de l’outil.

Dans 50 ans, dans 150 ans ? Je ne saurais dire, mais un jour viendra quand ce que Arthur C. Clarke aimait dire, « toute science suffisamment avancée peut paraître comme étant de la magie », cessera d’être vrai. Nous parviendrons peut-être même à pouvoir communiquer avec la conscience du mort dans les minutes ou les heures suivant sa séparation du corps. Cela peut sembler hérétique maintenant d’affirmer cela, mais dans un siècle, l’hérétique sera celui qui prétend le contraire.

La question des Esprits, qui est du ressort de la parapsychologie, est depuis bien plus longtemps du domaine de la spiritualité et les deux ne sont pas des potes de régiment. Elle est très ancienne puisque les Esprits ont toujours existé. Cela remonte en fait à la nuit des temps, alors que l’animisme trônait en maître dans le panthéon de quelques très rares divinités de l’époque. On grognait davantage leur nom qu’on le prononçait. La croyance que des Esprits, les Bons comme les Mauvais de toute évidence, peuplaient la Terre a par la suite suscité un engouement pour tenter de se mettre en contact avec eux ce qui a été vivement combattu par les Églises de toute obédience monothéiste. Ce faisant, le spiritisme n’a par la suite été entretenu que par de très petits groupes discrets ou par les aborigènes et indigènes, tribus amérindiennes et autres sur les cinq continents qui continuent d’ailleurs de l’entretenir à ce jour, se moquant des ravages tyranniques et impardonnables de la prédication religieuse.

La première chose qu’on apprend en étudiant la doctrine spirite, c’est que l’Esprit est loin d’être parfait. Il n’a pas de fin, mais il a un commencement et l’imperfection de sa nature à corriger au fil des vies à venir est le cœur même de son processus évolutionnaire. C’est donc par l’expérience, du faire et du non faire, tout comme un nouveau-né humain, qu’il accumule la connaissance et on lui souhaite la sagesse en multipliant ses existences d’un corps à l’autre ce qui, vous l’avez compris, est une reconnaissance du principe du cycle des vies ou la réincarnation.[6]

Une conséquence immédiate à trier entre toutes : il existe des Esprits qui, sans être mauvais ou méchants de nature, peuvent le devenir, puisque tout comme l’humain dans lequel ils sont incarnés, ils ont la faculté de choisir une voie ou une autre, incluant celle de la facilité et éventuellement pour s’y maintenir un temps, celle du Mal. Des Esprits nuls, sales et de médiocres qualités, cela existe, parce que lorsqu’on est nul, sale et de médiocre qualité, vivant, on le reste une fois mort ; cette dernière n’étant pas un cycle de blanchiment avec désinfectant pour rendre l’Esprit plus blanc que blanc. On peut sérieusement se demander d’où vient cette idée saugrenue que la mort javellise tout, repasse tout, reprise et nettoie à sec la personnalité spirituelle qui s’échappe du bac à germes et manufacture d’asticots qui restent derrière. C’est la charge karmique de la vie qui fait ça ! Le processus d’évolution existe et aucun passe-droit n’est accordé et se poursuit tout naturellement après la mort corporelle. Encore faut-il que l’Esprit, très alourdi par sa charge karmique, puisse traverser le célèbre Styx ou l’Acheron de Dante, le bout du tunnel vers la Lumière selon les cultures ésotériques ou les séries télévisées ou films qui traitent de la chose.

C’est alors que notre lecture, en début de cette série, de Léopold Dion, de Homolka ou de Gilles de Rais, prend une tout autre dimension. Dans le milieu spirite, les Esprits mauvais sont plutôt de très jeunes Esprits qui, touchant l’animalité par l’incarnation, deviennent surexcités, sauvages et éprouvent des problèmes d’adaptation. Présumons pour la forme que celui de Léopold Dion correspond très bien à cela, tout comme celui de Karla et de milliers d’autres. Qu’est donc devenu l’Esprit de Léopold Dion à ce jour après sa mort brutale, nul ne le sait et personne n’a le droit de supputer. Il est entre très bonnes mains et personne ne passe cette ligne gratuitement. Il ne faut pas penser que l’Esprit de la personne décédée peut aussi librement se mettre à posséder d’autres corps pour se venger, hanter des lieux en les rendant inhabitables. Pensez donc aux milliards d’Esprits qui se paieraient toute une orgie sur Terre, depuis des milliers d’années si cela était possible !

La vie n’est pas un autre film de zombies. La capacité d’un Esprit d’intervenir à notre niveau de manière palpable, visible ou sonore, est extrêmement rare et nous devons démontrer à l’égard de tous ces chasseurs de fantômes qui pullulent, une très grande réserve. On se donne des titres, on s’offre des sites absolument magnifiques, un peu terrifiants parfois, mais le cinéma vous savez ce n’est plus qu’à Hollywood, car technologie en ligne aidant, de nos jours n’importe qui, dans le sens très superlatif du terme, peut s’offrir une carrière de chasseur de fantômes.[7]

La vraie question ici consiste à déterminer si l’influence d’Esprits méchants peut se faire sentir par les vivants que nous sommes. En éliminant tous les effets spéciaux rendus possibles, voire faciles par l’informatique, la réponse est oui. Tout comme l’humain vivant est attiré par le mamonisme, le luxe, la facilité et la satisfaction immédiate de tout désir charnel ou autre, on peut alors se dire que l’Esprit qui habite cet être humain n’a guère une influence très positive. L’animalité, quand elle est vécue en tant qu’Esprit, procure des satisfactions, des apaisements de tensions, et comme le disait Mary Shelley : « aucun homme ne fait le mal pour le Mal ! » Ces Esprits sont tout simplement grotesques, vulgaires, inexpérimentés et farfelus, tout comme ils l’étaient de leur vivant, ils cherchent la facilité et tombent sous la contention que produit cette dépendance. Entre deux vies, encore très attachés aux vicissitudes terrestres, ils errent dans le bas astral, ce concept utilisé à tout vent, mais qui provient du Septénaire de Blavatsky.[8] Cela me parait tout à fait plausible qu’il existe une sorte de gravité psychique qui tient, tout en bas, les formes spirites alourdies par des charges d’énergies négatives accumulées. Un physicien objectera aussitôt en arguant qu’une masse est fondamentale pour ce faire et que si l’Esprit n’a aucune densité, aucune masse, alors il est inexistant. À cela, je réponds que dans notre tridimensionnalité, il a raison, mais dans un monde opérant sur une réalité dimensionnelle supérieure, notamment à 4 dimensions, nous n’en savons rien et tout devient alors possible.

Les Esprits de l’Univers invisible ont constamment les yeux tournés vers ceux qui les attirent. Les très bonnes personnes que vous connaissez n’attirent pas cette vermine, elles réussissent même à les faire fuir.

Esprit es-tu là ? Oui, Ja !

Si vous cherchez à attirer des Esprits nobles et élevés dans votre demeure, alors soyez noble et élevé, non pas en surface, car l’Esprit, quel qu’il soit, noble ou déjanté, lit parfaitement l’être humain comme un livre ouvert. On ne ment pas à un Esprit. Ces Esprits voyagent dans les Univers depuis des centaines de milliers d’années, depuis des millénaires, et plus récemment alors qu’ils ont habité des gens ici sur Terre. Ils sont attirés par ce qui leur ressemble et par ceux qui leur ressemblent. Les maisons ne sont pas hantées par des Esprits mauvais, ce sont les gens qui y vivent qui les attirent, parce qu’ils sont comme eux.[9]

Le respect, la sincérité, la grandeur d’âme et d’esprit et la volonté ferme d’apprendre tout en invoquant ces Esprits avec la permission de l’Univers ou de Dieu en définitive, sont essentiels au même titre que si vous vous vouliez inviter une grande personnalité connue et que vous admirez. Vous lui diriez : « Venez chez-moi, on va vous jouer dans la tête pour savoir si vous dites vrai, si vous êtes celui ou celle que vous prétendez être ? » Non, évidemment et vous éviteriez aussi d’inviter des opposants ou des adversaires de cette personnalité à votre soirée, alors faites de même et tenez vos petits zamis-rigolos à l’écart. L’Esprit est indivisible et souverain. Personne ne peut le chasser ou l’éteindre comme on le fait avec une ampoule. Aucun Esprit ne peut donc s’infiltrer dans un corps, même s’il dort. On attire ce qu’on est, parce qu’on intéresse des Esprits fascinés par ce que nous faisons et ce que nous sommes comme individus. Si vous n’êtes qu’une merde à deux pattes dans la vie, c’est le genre d’Esprits que vous allez attirer.

Après un temps consommé en humains qui finissent par mourir, les Esprits s’incarnent de nouveau. C’est la procédure d’évolution la plus efficace. Des Esprits lents et paresseux, il y en a à foison. Qui dit Esprit ne dit certes pas perfection. Comme déjà dit, ils sont d’ailleurs légion à nuire aux humains quotidiennement, selon qu’ils sont vraiment méchants, grossiers, impudents ou tout simplement un peu stupides, légers et malfaisants et pour s’amuser au dépend des humains. Pourquoi l’Univers tolère-t-il ces Esprits ? Parce que c’est la Loi de l’équilibre et du libre-choix qui s’applique. L’Ordre et le Chaos vont de pair, le premier ne pouvant simplement dire à l’autre de disparaître, ils doivent non pas cohabiter, mais s’adapter jusqu’à l’usure. Esprit mauvais sera attiré par une mauvaise personne, mais aucun Esprit mauvais ne peut influencer à outrance une bonne personne et encore moins la posséder comme un tas de légendes le font croire. Chez Kardec[10] la possession est un mythe car dit-il :

« L’Esprit n’entre pas dans un corps comme tu entres dans une maison ; il s’assimile avec un Esprit incarné qui a les mêmes défauts et les mêmes qualités pour agir conjointement. »

Nous gardons toujours le contrôle, ne serait-ce que parce que JE SUIS cet Esprit et Je suis lié à ce corps jusqu’à sa mort et rien ne peut altérer cette réalité. Par contre, reconnaît Kardec, et je suis entièrement en accord avec cela, une personne peut en venir à perdre une partie de ce contrôle, ce qui donne corps à ces histoires authentiques et extrêmement rares de possession. Dans un tel cas de figure « cette domination ne se fait jamais sans la participation de celui qui la subit, soit par sa faiblesse, soit par son désir. »[11]

La croyance en la possession vient de la croyance religieuse en des démons ainsi créée avec un pouvoir exceptionnel digne des meilleurs scénarios de films. Une mauvaise personne par contre va attirer des Esprits, des engeances qui vont l’accompagner dans son processus, mais elles n’ont aucun pouvoir : ceux que la caméra adore à tout le moins. Je termine en me rappelant avoir traité avec des expériences similaires et qu’occasionnellement lorsque mon comportement débordait de sa mesure première, il m’est arrivé d’être entouré par de fortes désagréables odeurs, mais que j’ai pu chasser. Comme le dit Kardec :

« Si c’est un homme de bien, sa volonté peut aider en appelant le concours des bons Esprits, car plus on est homme de bien, plus on a de pouvoir sur les Esprits imparfaits pour les éloigner et sur les bons pour les attirer. Cependant, il serait impuissant si celui qui est subjugué ne s’y prête pas ; il y a des gens qui se plaisent dans une dépendance qui flatte leurs goûts et leurs désirs. Dans tous les cas, celui dont le cœur n’est pas pur ne peut avoir aucune influence ; les bons Esprits le méprisent et les mauvais ne le craignent pas. »

En ce sens, j’approuve aussi la philosophie amérindienne à l’égard des mauvais Esprits, bien que je n’en épouse pas le ritualisme.

Prochain article (22) : Michel et la Guerre dans le Ciel


[1] Les Intelligences Supérieures, Ce dont je n’ai jamais parlé, Esprit d’abord, humain ensuite et La mort n’est qu’un masque temporaire.

[2] Helene Pleasants. Biographical Dictionary of Parapsychology. 1964. Jan Ehrenwald (1900-1988) était psychiatre et psychothérapeute. Il était aussi fellow de la Société Psychique de Londres ainsi que la Société Royal de Médecine et membre de l’Association royale de médecine et de psychologie.

[3] Targ Russell et Harold E Puthoff, Mind-Reach: Scientists Look at Psychic Abilities. Hampton Roads. 2005 et David Morehouse, Psychic Warrior. St. Martin’s. 1996. Faites vos recherches sous Project Stargate afin d’éviter toute confusion avec films et séries portant le nom de Stargate.

[4] Large Hadron Collider en Suisse.

[5] L’hypothèse de la masse ou théorie des 21 grammes est émise par le docteur Duncan MacDougall en 1907. Le corps aurait une âme ayant une masse de 21 grammes ou ¾ d’once. MacDougall avance ce chiffre après avoir effectué une série de pesées sur six humains moribonds puis décédés, dont un seul montre une différence de poids de près de 21 grammes.

[6] La mort n’est qu’un masque temporaire entre deux visages. Québec-Livres 2014.

[7] Aucun d’eux n’a accepté mes invitations à venir répondre à mes questions lorsque j’animais les Faits Maudits à CJMD en 2017.

[8] Cf Les Divergents

[9] Sauf dans certains cas de lieux à charge historique extrême qui peuvent encore les attirer ou lorsque l’Esprit qui hante cet endroit y est mort, soit brutalement ou dans des conditions difficiles.

[10] Le Livre des Esprits.

[11] Ce qui exclut les enfants en bas âge.

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Esprit d’abord, humain ensuite

Jean Casault développe ici sa propre philosophie en titrant ce livre par sa devise personnelle qui lui fut révélée en plein Vol de Nuit. Il répond ainsi à toutes les questions existentielles qui puissent exister. D’où viens-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Tout y est, dans une simplicité tout aussi divine que désarmante.

Disponible en librairies, en bibliothèques ou peut être commandé chez l’éditeur ou Amazon.



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4 réponses

  1. C’est drôle que vous parliez D’Allan Kardec, la semaine passée, un ami Facebook a partagé un film sur la vie de Kardec en espagnol sous-titré en français. J’ai trouvé l’exercice d’écoute difficile, mais j’ai apprécié. Dans la jeune trentaine, j’ai lu LA DOCTRINE SPIRITE.

    Je me permets de vous raconter une expérience que j’ai vécue. J’espère que vous ne serez pas trop sévère!

    J’ai 30 ans et fortuitement, j’accepte d’accompagner une amie chez une voyante qui demeure à Montréal. Sur 2 étages, je monte des escaliers intérieurs. Quand la dame ouvre la porte de son logement, une sensation de lourdeur et de froideur m’envahit. Je recule, je ne sais pas si je vais suivre mon amie et la dame à l’intérieur. Je me fais prier.

    Enfin, je prends la place que la dame m’assigne à la table. Je suis assise et j’ai les 2 mains posées à plat sur la table. Je sens une énergie rôder autour de moi. Pour qu’elles ne lévitent pas, je dois retenir les mains solidement sur la table.

    Curieuse et perplexe, je suis consciente d’être dans une énergie que j’ai de la difficulté à saisir. C’est comme si j’allais à la rencontre de l’inconnue. Puis, je demande à la dame ce qu’elle fait maintenant dans sa maison pour que je ressente la présence d’une énergie qui ne m’est pas tout à fait inconnue me tourner autour. Elle veut savoir pourquoi je lui pose cette question. Je lui réponds que je dois retenir les mains sur la table parce qu’elles ont envie de monter toutes seules en l’air.

    La voyante me dit de les laisser aller, que ce n’est pas dangereux. Elle ajoute qu’un homme est venu en consultation la semaine dernière et que je canalise son énergie.

    Je lâche prise. Je sens l’énergie tourbillonner autour de moi, elle est douce comme une brise d’été.

    Je n’ai plus peur et j’accepte de vivre l’expérience qui s’offre à moi.

    Indépendantes de ma volonté, les mains s’élèvent jusqu’à la hauteur des épaules. L’énergie autour de moi est amour, je la ressens. Puis, j’entends dans mes oreilles : « aide-moi ». L’énergie me courtise, je succombe. Je suis bien et nullement contrarié de l’aider.

    L’entité s’appelle Louis. Je vois l’image d’un homme qui se noie et je suis sa bouée de sauvetage.
    Alors que l’entité m’enveloppe amoureusement, j’accepte de l’aider.

    En un instant, Louis m’incorpore en passant par la base du cou. Je le sens en moi et, délicatement, il me tasse et prend toute la place dans mon corps. À partir de là, je ne me souviens plus de rien. C’est le black-out. Mon amie Carmen m’a tout raconté.

    Donc, la dame qui est une adepte du spiritisme, avec son groupe, retient contre sa volonté, l’âme de son défunt.

    Gelé, mon corps est mauve de la tête à la taille. Devant son refus de le laisser partir, avec la main qui est la mienne, il tape un bon coup sur la table et il la prie de le libérer maintenant.

    Elle me met un crayon dans la main et sur un bout de papier, il lui écrit un message. Enfin, la dame comprend et accepte de le libérer.

    Tout en reprenant mes esprits, il me remercie et me dit de ne plus jamais accepter de me faire incorporer parce que c’est dangereux. Je vois les images et je comprends ce qu’il veut m’enseigner. Il est parti en me remerciant.

    Puis, j’ai l’impression d’être collante et je dirais plutôt que je suis gluante. Debout, instinctivement, je cours vers le lavabo, j’ouvre le robinet et je laisse couler l’eau sur mes mains jusqu’à ce que je me sente MOI-MÊME.

    En 1990, je vais au cinéma voir le film (MON FANTÔME D’AMOUR). Quand Whoopi Goldberg « Oda » donne la permission à Patrick Swayze « Sam » de l’incorporer afin qu’il parle avec Demi Moore « Molly », je suis émue. Une grande émotion venant du cœur m’envahit. Les larmes coulent. Je suis dans ma bulle et je ressens Louis près de moi, me souriant.

    J’ai écouté le conseil de Louis. Par la suite, j’ai reçu quelques demandes et je n’ai plus jamais accepté qu’un esprit entre en moi.

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  2. Votre récit est très crédible. La capacité médiumnique ne s’acquiert pas, elle est innée comme bien d’autres capacités d’ailleurs, danser, chanter, écrire, construire, c’est une prédisposition naturelle mais elle est extrêmement subtile et pas un médecin sur Terre ne peut la détecter et peut demeurée enfouie au plus profond de nous et ne jamais se révéler. Dans votre cas c’est presqu’accidentel, mais de toute évidence vous êtes aussi médium que cette dame, vous n’avez simplement pas l’expérience des communications. Si nous étions voisins de palier je vous aiderais à cultiver cela, c’est un talent merveilleux ( je n’aime pas le mot « don »). Cela dit, votre expérience démontre que l’Esprit une fois libéré du corps veut passer à autre chose. les spirites disent « traverser la lumière ». Moi personnellement une fois mort je n’ai pas l’intention de traîner en arrière ben ben longtemps, j’ai assez donné. La mort c’est une transition vers la Suite alors c’est comme lorsqu’en déménage, on ne passe pas une semaine dans le truck à « lirer » sur l’ancienne adresse. C’est fini, bye. Les humains ne comprennent pas cela même s’ils ont inventé les funérailles pour dire au revoir. C’est le temps de pleurer l’autre, de se rappeler, d’en parler, moi j’ai vu l’Esprit d’une femme ravie de ce que je disais sur elle à l’église, et déjà elle était rajeunie  » prête à partir ». Mais la commencer à brailler et gémir sur son sort parce qu’on est seul(e) derrière retient l’Esprit dans une énergie pas très agréable et il veut s’en aller. Il veut partir parce qu’éventuellement il va s’incarner de nouveau dans un autre corps, ( déménager dans une autre maison). Poissble qu’il se réincarne avec ces mêmes Esprits qu’il a connu durant de nombreuses vies, mais là pour le moment cette game-là est terminée alors à + veut-il leur faire comprendre. Vous l’avez aidé. Si Marie-Pierre Michaud lisait cela elle dirait que vous êtes une passeur d’âme !

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  3. Très bon article M. Casault et qui me parle beaucoup ! Merci et les commentaires sont intéressants.

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  4. Étant à écrire quelques souvenirs d’enfance qui remontent en surface depuis la parution d’un de vos articles à propos des souvenirs d’enfance, voici le dernier.

    Dis-moi Oui-Ja si…?

    Cétait à l’âge de 8 ans. Enfin, pour la première fois, jer ressens un désir spécial venant réellement de mon coeur. Et non pas pour faire comme toutes mes copines de l’époque, en damandant comme cadeau de Noel, une poupée barbie, un bel ourson ou une traîne sauvage pour glisser derrière la maison. Mais une Table Oui-Ja !

    En vue d’aider un grand ami…

    Encore là, non pas pour savoir à l’avance, en le demandant à Oui-Ja, lequel choisir comme petit ami de coeur entre mes deux meilleurs compagnons de route, soit Michel ou Rémi ? Mais bien pour apporter de l’encouragement à un ami cher àmon coeur et atteint d’un cancer invisible de la maladie mentale, soit la schizophrénie. Et incourable selon la science médicale, sauf erreur.

    Et je demande à Oui-Ja. en présence de ce compagnon…

    Moi – « Ami Oui-jà, est-ce que Marc peut réellement guérir de ce cancer ? »

    Oui-ja – « Oui »

    Bla bla bla, suite à un placottage de cette scéance à l’autorité parentale, ce n’est pas surprenant que cet plus beau présent de Noel me soit confisqué. Curieux quand même, mais je comprenans très bien à ma manière la réaction de mon père. M’adresser aux Esprits à un si jeune âge, quand même…!

    À ma manière…

    N’empêche qu’un immense chagrin m’a habité un bon bout de temps. Jusqu’à ce que décide que dorénavant, les discussions avec les êtres invisibles se vivront dans le secret de mon coeur. Et qu’au lieu de parler coeur à coeur à une table de bois, avec un Esprit inconnu et ridicule vu d’aujourd’hui, celles-ci auront lieu avec le seul Esprit et Ami réel ou imaginaire que lon m’a présenté dès mon plus jeune âge, soit Jésus. Mais encore là, étant une enfant insoumise à l’intérieur de mon coeur même si plutôt sage et soumis aux autorités, cet Ami Jésus avait exactement 8 ans et il grandisssait un jour à la fois comme moi et comme tous les humains. (….)

    Patricia T.

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