Les Enfants du Diable, selon… Dieu ou l’Église ? (article 24)

Crédit pour le montage graphique : Éric Dorion

La tyrannie religieuse, lorsqu’appuyée par l’État, n’a aucunement besoin d’un pape pour étendre son pouvoir mortel et condamner ses enfants, particulièrement si à ses yeux ce sont les enfants du Diable !

L’horreur des camps nazis, des goulags soviétiques, de l’unité japonaise 731, des laogaïs chinois, du Hanoï Hilton nord-vietnamien, de l’Angkar des Khmers rouges de Pol Pot est telle qu’il est quasi impossible d’en établir des comparables en Amérique du Nord, malgré les génocides amérindiens perpétrés de 1492 jusqu’à la fin du 19e siècle. Ce terme de génocide est ambigu puisqu’utilisé différemment selon que l’issue soit juridique ou non. On parle néanmoins du génocide des Arawaks des Antilles, de guerres d’extermination contre les peuples méso-américains, les massacres massifs de Powhatan et des Pequots en 1622 sur la côte est américaine par les Britanniques, et bien sûr les guerres constantes menées contre les Amérindiens durant la Conquête de l’Ouest.[1] Non que nous sommes des saints, mais nos régimes politiques, fort heureusement, ne se prêtent plus à ce genre de cruauté sans nom.

Le passé honteux des Canadiens et Québécois

Mais il existe au Canada un passé dont nous pouvons être profondément honteux. Je vais rapidement aborder le premier volet et m’étendre plus longuement sur le second qui, sur le plan historique, nous est plus familier à nous au Québec. Les deux concernent la cruauté que nous avons démontrée auprès d’enfants, ce qui est impardonnable.

En 2006, Kevin Annett un ex-pasteur de Vancouver produit le documentaire Unrepentant (impénitent) réalisé par Louie Lawless. Ce film a été récompensé par le Best Director Award au New York International Independent Film & Video Festival, l’année de sa sortie. C’est de ce documentaire que sont tirés les dates, les lieux et les chiffres qui suivent. Les commentaires sont les miens.

Entre 1892 et 1969, des pensionnats pour Amérindiens ont été créés et gérés par le gouvernement du Canada et les Églises catholique, anglicane, l’Église Unie du Canada et l’Église presbytérienne. Le summum de la chrétienté en somme. Plus de 130 écoles, écoles industrielles et pensionnats indiens ont été exploités et 70% de ces établissements étaient gérés par l’Église catholique dont l’expertise dans ce genre de maltraitance n’a plus à être démontrée. Ce sont près de 50 000 enfants fréquentant ces écoles qui sont décédés du fait de conditions de vie volontairement déplorables dans ces écoles et de leur santé rendue précaire, ceux-ci ayant été systématiquement maltraités.

« Un rapport de la Commission du droit du Canada intitulé, La dignité retrouvée : la réparation des sévices infligés aux enfants dans des établissements canadiens, se penche tout particulièrement sur l’héritage des pensionnats autochtones, affirmant que ces mauvais traitements passés doivent être considérés comme une question d’actualité. En outre, l’héritage des sévices infligés aux enfants autochtones dans les pensionnats ne se limite pas qu’aux torts causés aux individus, mais a influé sur la vie de plusieurs générations»

Il en a été question plus largement en février 2020, mais l’arrivée des revendications territoriales des chefs traditionnels de la nation Wet’suwet’en, couplée avec la panique universelle générée par la tristement célèbre covid-19 aura fait tout oublier. Il faudra pourtant y revenir, le Canada n’a absolument pas les mains propres avec son passé lié aux communautés autochtones.

Or, pendant ce temps existait une autre situation exclusive au Québec qui aura duré dans le secret et le mensonge plus de 20 ans, à l’encontre de la santé physique, mentale et de la vie de très jeunes enfants, et ce par milliers. Nous n’avons pas fait les choses à moitié, nous avons mis le paquet et la honte que nous devrions éprouver n’existe même plus ! Il y aura pourtant un karma collectif à expurger.

Cela s’est passé, non pas en des temps anciens, mais au cœur du 20e siècle, avec la complicité tacite du gouvernement du Québec dirigé par l’Union nationale sous Maurice Duplessis et de l’Église catholique, qui ont comploté (oui, un vrai complot cette fois) pour mettre en place un système fourbe garantissant d’importants revenus provenant d’un programme du gouvernement fédéral, sous Mackenzie King, lequel fut plutôt complaisant dans ce dossier.

Plusieurs parmi vous viennent de comprendre qu’il s’agit du second pire cas de cruauté massive envers des enfants jamais survenu dans toute l’histoire du Canada. Cela s’est produit entre 1940 et 1960 et ce scandale dont on ne parlera jamais trop, porte le nom de l’infâme parrain du subterfuge.

Les Orphelins de Duplessis !

À cette époque, le gouvernement de Maurice Duplessis et l’Église étaient conjointement en charge des écoles et des orphelinats. Comme nous l’avons vu avec le cas de Léopold Dion, on envoyait dans ces institutions de nombreux faux orphelins comme lui, dans le sens que leurs parents n’étaient pas décédés. Ces derniers les avaient abandonnés,[2] soit à la naissance, dans des crèches ou sur le pas des portes d’églises comme on le voit dans les vieux films français. L’alcool, la violence domestique, la lâcheté et dans un pays privé de système social comme de nos jours, l’extrême pauvreté se cachaient derrière cette obligation de se débarrasser des enfants, en les envoyant dans un orphelinat ! Autre temps, autres mœurs, n’est pas plus une excuse valable qu’une véritable explication.

Au-delà du devoir de s’occuper adéquatement de ces milliers d’enfants comme la religion catholique l’enseigne, construire, entretenir des édifices grands et nombreux pour eux, les nourrir, les soigner, les éduquer, coûtait extrêmement cher, tout cela sans aucun revenu provenant de parents totalement irresponsables, donc inexistants. Personne ne le nie, c’était un problème de société bien réel, mais c’est la solution que personne ne peut sanctionner, car elle est abominable et c’est à l’Église que nous devons la paternité du projet, une stratégie appliquée avec la complicité du gouvernement de l’Union Nationale de l’époque. Au passage, un jour il faudra une analyse en profondeur et de grande envergure face à la gestion des CHSLD dans cette province, car après les enfants, ce sont les vieux que nous avons abandonnés.

Parfois le mal fait un signe de croix !

Tout s’explique ici : la stratégie de l’Église consistait à procéder à des changements de statut des orphelins et dès lors des orphelinats. Dans certains cas, ils furent reclassifiés en institutions de soins de santé psychiatrique. C’est ainsi que des enfants abandonnés, mais normaux, étaient déplacés vers des asiles psychiatriques déjà existants dont le Mont-Providence, Saint-Jean-de-Dieu à Montréal, Saint-Michel-Archange à Québec, Saint-Julien de Saint-Ferdinand d‘Halifax et l’Institut Dorea à proximité de Châteauguay avec un statut d’aliénés et non plus d’orphelins.

Le crime du gouvernement du Québec et de l’Église catholique du Québec est d’avoir fait d’un enfant abandonné un malade mental, qu’il n’est pas, pour percevoir plus d’argent, avec un simple décret, le temps d’une signature ! On connaît ça nous les décrets ! Or, il fallut attendre longtemps avant que tout leur éclate au visage, incluant la sainte face de l’Église, qui bien évidemment, comme toujours, s’en est sortie avec quelques pirouettes médiatiques. Mais si ce n’était que cela ! Il fallut attendre longtemps aussi pour que de très graves accusations de maltraitance et d’abus sexuels endurées aux mains des prêtres, des sœurs et des administrateurs catholiques soient enfin portées. Il fallut attendre que les petits deviennent grands, qu’ils deviennent adultes.

Un documentaire accablant

Le scénariste Jacques Savoie et la réalisatrice Johanne Prégent diffusent entre le 16 et le 23 mars 1997 une minisérie à la télévision de Radio Canada intitulée Les Orphelins de Duplessis. Voici le synopsis tel que présenté à l’époque. Étrangement, il n’a soulevé aucune passion, aucun questionnement social majeur. Et cela c’est NOTRE problème collectif à nous de préférer tourner la tête plutôt que de nous contempler dans notre infâme indifférence.

« Dans les années 1950, de jeunes garçons placés en orphelinat subissent jour après jour des conditions de vie rudes et austères. Formant un groupe solidaire, ils se soutiennent et survivent malgré les brimades, les privations et le peu d’espoir de jours meilleurs. Pendant que ces enfants subsistent de leur mieux, ils n’ont aucun moyen de se douter ou d’être conscients des tractations secrètes, entre le clergé, le corps médical et le gouvernement, qui vont sceller leurs destins. Face à la situation financière précaire de l’institution, la solution est de transformer l’orphelinat en institut psychiatrique de façon à obtenir des subventions supplémentaires. Pour démontrer la nécessité de cette modification de statut, les orphelins sont étiquetés comme fous par ceux-là mêmes qui les avaient accueillis pour les aider. Alors que leur avenir d’orphelin était précaire, ils deviennent prisonniers d’un système asilaire dont ils ont peu d’espoir de pouvoir se libérer même en vieillissant. »

Dans un article[3] diffusé sur le site de Radio-Canada, le 1er mars 2018, Catherine Kovacs nous rappelle que c’est finalement en 2001 qu’une entente fut conclue afin de remettre entre 15 000$ et 25 000$ à chaque orphelin de Duplessis. Il s’agit d’un programme dit de réconciliation. Il est aussi dérisoire que pathétique. Le formulaire à remplir ressemble à tous les formulaires crétins qu’on peut imaginer sortir du grand réservoir de créativité d’une fonction publique qui n’a évidemment rien compris de l’horreur passée et qui à l’époque fut complice, ne faisant qu’obéir aux ordres ! Où donc j’ai lu un truc pareil… On peut lire en introduction qu’un guide est là pour les aider et qu’en cas de besoin, voici un numéro de téléphone ! On ajoute pour les rassurer qu’il soit possible que leur requête soit refusée.[4] L’article de Kovacs nous informe qu’insatisfaits de l’entente conclue en 2001 avec le gouvernement du Québec, les orphelins de Duplessis récidivent.

« Ils viennent de déposer un recours collectif contre le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et sept congrégations religieuses, soit les Sœurs de la providence, les Sœurs de la Miséricorde, les Sœurs grises, les Petites Franciscaines de Marie, les Sœurs du bon-pasteur, les Sœurs de Notre-Dame et les Clercs de Saint-Viateur.

Les orphelins de Duplessis réclament 875 000$ par plaignant pour les sévices physiques et psychologiques qu’ils ont subis pendant des années. L’avocat Alan Stein les représente. Stein explique qu’on a fait des expériences sur ces enfants : électrochocs, isolement, agressions sexuelles, injection de médicaments très forts. Ils ont été utilisés comme cobayes, précise-t-il. (…) Ces orphelins étaient déclarés malades mentaux, c’était la façon d’obtenir plus d’argent du gouvernement fédéral, soit 2,25 $ par enfant. Marc Boudreau ne s’en est pas remis. Ballotté d’un institut à l’autre depuis sa naissance, c’est lui qui représente les Orphelins de Duplessis dans ce recours collectif. J’ai été maltraité dans tous les endroits, précise-t-il. Ils faisaient des expériences sur nous, on était des innocents envoyés à l’abattoir. Camisole de force, isoloir, agressions sexuelles, il a même perdu l’usage d’un œil. Après toutes ces années, Marc Boudreau qui vit de l’aide sociale précise qu’il fait des cauchemars, qu’il a peur et pleure tous les soirs. Je suis malheureux.

Rod Vienneau est celui qui a ravivé la flamme il y a 25 ans lorsqu’il a appris que sa propre femme, Claire Duguay, avait subi le même sort. À la mort de la mère de celle-ci, son père a été obligé de la placer. Elle s’est retrouvée à l’Hôpital de Saint-Ferdinand, classée faussement arriérée mentale profonde. Les autorités de l’hôpital ont même inscrit que toute la famille avait des problèmes de santé mentale. C’est faux, précise Claire Duguay. Ils ont sali toute ma famille.  Aujourd’hui, elle est encore terrorisée : Quand je marche dans la rue, j’ai peur qu’ils viennent me chercher pour me renfermer.

Jusqu’à présent, le gouvernement fédéral conteste ce recours collectif, ainsi que trois congrégations religieuses, soit les Sœurs grises de Montréal, les Sœurs du bon-pasteur de Québec et les Clercs de Saint-Viateur. Alan Stein espère avoir une réponse de la cour d’ici la fin mars 2020. Mais il ne cache pas qu’il souhaite une entente à l’amiable. Dans les années 1990, il restait 3000 survivants. Aujourd’hui, ils ne seraient plus que 300. Faire traîner l’affaire coûtera donc de moins en moins cher au gouvernement. »

En mai 2020, en pleine crise sanitaire qui accapare l’attention de tous, Radio Canada annonce que l’action collective est déboutée en Cour. Ils n’auront pas un sou !

L’odyssée de Michel Lebel

Michel Lebel, un ancien policier de Montréal, a été mandaté en 2003 et 2004 par Yves Malette, propriétaire du journal Le National, pour enquêter sur le dossier des Orphelins de Duplessis. Il avait déjà collaboré avec Mallette alors qu’il œuvrait au sein du Crime Hebdo. Voyant que Lebel commentait un de mes récents articles sur l’Église, je suis entré en communication avec lui. Je lui ai demandé de me résumer son expérience, ce qu’il a fait avec beaucoup d’émotion.[5]

« Jean, voici ce que tu m’as demandé. (…) Je n’ai jamais été à l’université pour pratiquer cette profession (journaliste) mais Yves avait besoin d’un gars, vite : T’es habitué de faire des rapports et des enquêtes, tu seras parfait. Enfin, pour un ami, j’ai accepté. (…). Yves avec ses 30 ans d’expertise à la dure, pratiquait une gestion du journal à l’ancienne. Ancien rédacteur de Photo police, journaliste au Lundi, 7 jours, la Patrie, c’était un bon patron. Le sujet des Orphelins de Duplessis ne me disait pas plus que cela, mais j’ai fait mes recherches pour de nouveaux éléments. (…) Une chance mon cher Jean que je suis un gars assez cartésien qui en a vu d’autres, 23 ans comme flic à patrouiller le métro où le crime, les phobies et la violence sont au quotidien, après quoi, à ma retraite, intervenant et coordonnateur en visites supervisées dans un centre pour pères en difficultés. Ce dernier endroit c’était le last call, j’te jure. »

Ce que va dire Michel dans le prochain paragraphe m’est familier. Les quelques rares rencontres journalistiques que j’ai eues en ondes avec les Orphelins de Duplessis ont été laborieuses tellement ces gens-là ont souffert. Ils en sont devenus extrêmement exigeants, ils utilisent aisément un langage ordurier, presque violent et en ondes, en entrevue dans le temps (1994-1995) moi-même qui ne suis pas impressionnable, j’ai rencontré plusieurs fois mon maître en ce domaine. La rage et la haine qu’ils ont au cœur ont fait de ces gens des personnes extrêmement complexes et difficiles à cerner. Michel écrit :

« Les orphelins de Duplessis tirent énormément de jus, ils drainent ton énergie, un émotif tombe vite dans la sympathie au lieu de l’empathie. Leur quotidien est l’actualisation du vécu, sans malice ils s’efforcent de te l’injecter comme une aiguille, ils veulent tellement réparation, ils veulent tellement faire sentir au monde entier leurs souffrances, ils sont tellement en quête du chevalier qui leur rendra enfin justice. N’oublions pas, plusieurs tortionnaires et victimes sont encore vivants, l’un va mourir honorablement pendant sa retraite et l’autre stigmatisé, idiot jusqu’à la fin de ses jours. Quel f… up… ! Près de 6 mois, périodiquement j’ai rencontré, à leur domicile ou en assemblée, ces pauvres gens. Y’a des histoires qui te marquent plus que d’autres, alors tu essaies d’être insensible, mais ça te colle à la peau. Tu écoutes, mais ils s’accrochent comme un matelot après une bouée, t’es journaliste alors pour eux, tu es le pouvoir de la presse qui va leur donner justice, et ils te disent : Laisse-moi pas tomber, fais pas comme les autres qui font semblant d’écouter et partent avec de fausses promesses.

C’est lourd, comme des enfants qui ne veulent pas retourner au couvent, mais le cr… de couvent est omniprésent dans leur tête. Ces orphelins et faux orphelins, ceux enlevés par l’Église ou faussement déclarés morts gardent contact entre eux et chaque rencontre est une litanie de souvenirs digne d’un film de Spielberg. De plus, chaque rencontre remémore des trahisons de confrères et des cros… qui ont pris la soutane pour abandonner la confrérie. Que c’est dur de parler de tout ceci sans avoir moi-même le goût de raconter des cas individuels qui m’ont été confiés. À en parler, tu réalises qu’ils t’ont intoxiqué à leur façon. Quand je passe à Montréal près de l’ancienne prison des patriotes, je pense aux corps qui ont déjà été ensevelis là, car ces gens morts dans le péché, ces filles-mères internées un peu plus loin dans l’Est, connue sous le nom de soue à cochons, où on a enterré les enfants illégitimes, t’as un cr… de goût amer en bouche.

Bizarre, ces victimes sont des croyants, ils prient le Dieu qui les a abandonnés à ses sbires, ils détestent les soutanes, pourtant sourient sympathiquement à une rencontre fortuite avec une ex-religieuse ou un prêtre n’oubliant pas de mentionner elle était moins pire celle-là. Ils ne sont pas fous comme le laisse croire leur feuille de route. La rage au cœur, ils savent que justice ne leur sera jamais rendue. La religion et l’État ont conclu un pacte, alors aucune accusation criminelle n’a été portée, ni poursuite judiciaire contre qui que ce soit, sauf un 15 000$ en dédommagement pour une vie scrappée, et ça coûter la job au protecteur du citoyen, Jacoby, qui parlaient de montants substantiels et d’éventuelles poursuites.

Sais-tu que plusieurs ont une vie sexuelle fuckée à la recherche de victimisation ? Comme un gars me dit : Je fais ce que j’ai retenu des religieux, j’aime suc… et me faire battre. Cri… de bel héritage. »

Michel Lebel va terminer son témoignage et une sorte de rage s’empare de lui. J’agis comme modérateur, mais j’en laisse passer un peu !

« Quand je pense à tout le set up, je rage. L’Hôpital Louis-Hyppolite Lafontaine jadis, St-Jean de Dieu avec sa police municipale, sa cour, ses mandats, son coroner, ça dit tout. J’entends encore des histoires sordides d’anciens résidents. Des millions sont donnés à des terroristes réformés et au Québec le temps enterra dans le silence et l’oubli des milliers de mères et d’enfants morts pour du cash religieux, sale comme d’la m…. de pape. »

Je termine en rappelant qu’en 1999, Lucien Bouchard, alors premier ministre du Québec, s’excusait mollement auprès des orphelins de Duplessis avec un fonds d’aide non destiné aux individus tout en soulignant parallèlement le dévouement et l’abnégation de milliers de religieuses et de religieux qui œuvraient dans ces institutions spécialisées. Le fait qu’il fut pendant des années l’avocat des religieuses du Saguenay ne cachant jamais que son vœu le plus cher n’était pas de faire de la politique, mais de devenir curé EN DIT LONG.

Le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, a critiqué sévèrement la décision du gouvernement Bouchard de ne pas accorder d’indemnisations individuelles aux orphelins. Il souligne qu’ailleurs au Canada des compensations individuelles pour des dommages similaires ont été versées. Nous avons donc eu nos tortionnaires nous aussi, capables de danser sur la tombe de cadavres d’ENFANTS entièrement abandonnés par leurs parents, par les religieux, appuyés en cela par nos politiciens. Belle race que la nôtre dans son bleu Salon. Et ça continue !

Prochain article (25) Les despotes et tyrans de la démesure


[1] Ben Kiernan auteur de Blood and Soil

[2] C’était pourtant la perception de l’époque que ces enfants n’avaient plus de parents vivants.

[3] Les Orphelins de Duplessis : un recours collectif contre sept congrégations et deux gouvernements

[4] https://www.mtess.gouv.qc.ca/publications/pdf/SR_guide_f_sr2540.pdf. Le guide est encore accessible en 2021, mais pour combien de temps encore est à suivre.

[5] Émotion que j’ai tempérée à toutes les deux phrases.

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Les religions, c’est assez !

Le Christ est le chef de tout homme et l’homme est le chef de la femme ! Voilà une affirmation connue pour être celle de Saint-Paul dans un texte sacré extrait du Nouveau Testament. Quand même ! À ne pas citer lors d’un mariage ! Mais bien au-delà, les prétentions religieuses sont intolérables et n’ont rien de divin ou de céleste et pourtant on les subit depuis plusieurs milliers d’années.

Les religions, sans aucune exception, n’ont aucun fondement réel, pas plus que contes, légendes et mythes. Pas plus Thor, Hercule, Osiris, Jésus, que Moïse ou Abraham, n’ont existé sur le plan historique et l’historicité des récits musulmans est douteuse.

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Disponible en librairies, en bibliothèques ou peut être commandé chez l’éditeur ou Amazon.



Catégories :Le Mal

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6 réponses

  1. Votre article devrait être publié en éditorial dans les plus grands journaux canadiens et traduit en plusieurs langues pour les journaux étrangers.
    Les fils de Satan ce sont tous ces mécréants qui ont participé et qui participent encore à cette comédie grotesque. Comme vous l’écrivez, ça continue.
    Si j’étais une personne douée d’une grande puissance, je les ferais disparaître à tout jamais de ce monde.
    Les fils de Satan ce sont les églises et toutes les sectes de merde!
    Je pense demander que le baptême catholique me soit retiré parce que je ne suis pas une fille de Satan et que je ne l’ai pas choisi.

    Aimé par 1 personne

  2. fais une requête en apostasie !

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  3. Tes articles dérangent quelque soit le domaine , ta franchise et surtout l étoffe de tes dossiers ne point attaquable ,
    Je me bidonne lorsque je raconte à des amis  »Imagine le dans le temps du Duplessis  »’. L’antéchrist hihihi
    Ne remets jamais ta plume dans son fourreau cette génération mérite de savoir jusqu’ ou la folie de dieu peut aller.
    D’avoir pu collaborer avec toi sache que ce fut un plaisir et surtout un honneur.
    La vérité toute crue se digère mal das ce monde politiquement correct mais doit être mis à nue
    Salutations distingués Jean, je demeure en file d attente de mon prochain Casault

    Aimé par 3 personnes

  4. Un grand merci à toi Michel. Ton texte a donné encore plus de corps à l’article parce que c’est du vécu et comme ton franc parler me donne l’impression que tu peut être aussi baveux que moi, j’ai grandement apprécié ! 🙂

    Aimé par 2 personnes

  5. Ecris moi a mon courriel. Je vais publier un article ici mais en attendant écris-moi. jcasault@videotron.ca

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