LA CLEF DU SOUVENIR EN MÉTAPHYSIQUE C’EST L’ENFANCE

Ma vie n’est qu’un grand mystère qui se poursuit depuis sept décennies. Je ne vais pas repasser les plats ici, mais j’ai vécu tellement de choses que j’en perds le compte. J’ai souvent parlé de l’Anneau d’Ambre mais j’avais seize ans. Ce n’était pas ma première expérience bien que la plus importante de toutes. C’est vers l’âge de 4 ans que tout a commencé. Je ne suis pas le seul. La notoriété de mes recherches, grâce aux grands journaux de l’époque, à la télévision et surtout à la radio pendant plus de 45 ans, m’a valu une très forte correspondance, je pourrais dire plusieurs milliers depuis 1995 alors que les courriels furent implantés. J’y ai découvert assez rapidement que tout semble se manifester dès l’enfance. En lisant cet article, je souhaite que vous reviviez la vôtre sous cet éclairage sans oublier…,celle de vos enfants.

Quel mystère direz-vous ?

Bon nombre de personnes qui s’intéressent au phénomène Ovni ont conclu que la provenance de ces vaisseaux est d’origine extraterrestre. Ils n’ont pas tort, c’est également ce que je crois même si ce mot peut aussi signifier extra dimensionnel, ce qui change la donne. N’oublions pas également le parallèle troublant entre les entités présentes lors d’expériences de mort imminente et certains êtres rapportés lors d’enlèvements.

Pourquoi les visiteurs conservent-ils leurs distances ? Pourquoi sommes-nous le plus souvent en état second et devons recourir à l’hypnose pour ramener à la surface ces expériences ? Pourquoi se dégage-t-il un côté parfois mystique d’un phénomène qui, théoriquement, prend racine dans une réalité tout aussi physique que la nôtre ? Après tout, si nous pouvons filmer des Ovnis, les voir se profiler dans le ciel avec leur coque métallique et subir leurs expériences sur une table, c’est qu’ils sont physiques, non ? Mais la grande question est pourquoi MOI ? Et aussi pourquoi pas MOI ? Que veulent-ils ? Qu’attendent-ils ? Voilà le mystère. Et la réponse est dans notre enfance.

Or, voilà qu’un auteur, méconnu au Québec, extrêmement intéressant et surtout controversé, a jeté un gros caillou dans l’étang calme des consciences satisfaites de toutes ces théories. Cet auteur est nul autre que Whitley Strieber.

Whitley Strieber

Whitley Strieber

Ce personnage complexe nous offre une réponse totalement inattendue, troublante, mystérieuse, mais oh combien intéressante ! Elle m’a profondément séduit et s’inscrit exactement dans le schème de pensée qui se présente à moi depuis toujours. Je ne lis pas, je dévore.

Il y a peu, je suis tombé sur une série de passages faisant allusion à un concept vieux comme le monde, l’importance de Retrouver l’enfant en soi. L’auteur John Bradshaw affirme dans ce livre que nous ne sommes que des enfants qui ont grandi dans une éternelle insatisfaction, incapables d’entretenir des relations épanouies. Il propose une façon de redécouvrir l’enfant en soi.

Inayat Khan, un soufiste remarquable et dont j’ai lu les œuvres absolument édifiantes, va plus loin, mais dans l’ensemble tout se recoupe. Quant à Whitley Strieber, c’est en évoquant des souvenirs de son enfance qu’il a réalisé que l’ensemble de ses expériences avec les visiteurs a pris naissance à cette époque, sous la forme d’une école secrète qu’il fréquentait la nuit avec d’autres comme lui pour façonner son futur !

Quoi qu’il en soit, j’ai été séduit par la résonance éprouvée. Simultanément, plusieurs de mes témoins sous hypnose ont à chaque fois évoqué que leurs rencontres mystérieuses avaient commencé alors qu’ils n’avaient que 8 ans. C’est en lisant Communion, de Strieber, que j’ai compris que mon enfance devait receler la clef du mystère qu’a toujours représenté pour moi cet intérêt fort étrange pour le phénomène Ovni dès l’âge de 16 ans, intérêt doublé d’une implication absolue. Mais cela m’a ramené aussi à ma petite fille de 5 ans qui, l’air triste, me confiait un matin très tôt que la nuit passée les hiboux n’avaient pas été gentils. Le hibou selon Budd Hopkins est l’animal le plus évoqué par les enfants qui l’associent aussitôt au dessin d’un Gris ! J’entends déjà les apôtres de la psychologie moderne s’exciter dans la salle avec leurs explications bidon, alors on ne va pas remettre ça. C’est lassant.

Whitley Strieber fait donc état dans son ouvrage des expériences qu’il a vécues alors qu’il avait 9 ans. Il affirme se rappeler parfaitement de celles-ci, tout en étant convaincu que ses mémoires ne sont que la pointe de l’iceberg. Je commis alors une première erreur. Je me mis à comparer ses expériences avec les miennes. Je ne suis pas Whitley Strieber et je ne suis pas vous, vous n’êtes pas moi. Ce n’est pas comme ça qu’il faut procéder.

Si vous lisez ce document, ou toute autre littérature du même genre, si vous êtes un expérienceur, bref si vous et le phénomène Ovni êtes reliés de près ou de loin, il y a de fortes chances que vous soyez mûr pour une petite exploration dans vos souvenirs. Quant aux autres… ce n’est qu’une question de temps. Maintenant, de quelles expériences peut-il bien s’agir ?

L’enfance oubliée

L’enfance est sans aucun doute la période de notre vie sur laquelle on ne revient presque jamais sinon à Noël pour évoquer des souvenirs de famille. Par la suite, nous redevenons sérieux et responsables, ce que nous n’étions pas enfant. Ce temps-là est terminé, on l’oublie. Le thérapeute vous invitera à revenir sur votre enfance, mais il guide la conversation et cherche des points précis : « Ah oui ? Parlez-moi de votre mère », lancera-t-il dès que vous y ferez allusion. C’est son travail, il a été formé comme ça, pour ça. Lorsque vous rencontrez votre compagnon ou compagne de vie, c’est le scénario traditionnel, on parle un peu de soi quand on était petit et on sort l’inévitable album de clichés noir et blanc, avec l’arbre de Noël, la plage, la maison, le gros chien et oncle Arthur ou alors la traditionnelle photo de classe avec les copains. Cela ne mène jamais bien loin. Je parle des gens de mon âge évidemment.

Il existe une autre raison pour laquelle on ne revient pas fréquemment sur l’enfance. Souvent, elle n’était pas très heureuse et pourtant ce sont les instants les plus riches, car si nous sommes passés au travers, c’est que nous avons reçu un entraînement de corps d’élite ! Les camps militaires des Marines sont extrêmement éprouvants, mais ceux qui en sortent sont endurcis et peuvent faire face à n’importe quelle situation. Il en est de même de l’enfance qui nous entraîne et nous éduque. L’enfance n’est pas une période de création mais d’apprentissage. Nous apprenons et nous le faisons en jouant, parce que le jeu est notre école. La création viendra plus tard. Pour certains, l’enfance est aussi une période inutile, du temps perdu, une inévitable transition vers la grande maturité qu’ils ont maintenant atteinte. Si ceux qui le pensent, alors ils n’ont aucune idée de ce qu’est la maturité. L’enfance est la période la plus importante, la plus critique, la plus riche et la plus intense qui puisse exister dans la vie entière d’un individu, qu’il ait 23 ou 93 ans. Strieber a raison, c’est là qu’est la clef.

Tentez l’expérience

Je vous invite donc à tenter l’expérience. En méditant, avant de vous endormir ou lorsqu’une occasion se présente, faites remonter à la surface des souvenirs et vous serez surpris des découvertes que vous y ferez. Un exemple : alors que je tentais de me souvenir de détails oubliés de l’époque où je demeurais sur la rue St-Cyrille à Québec, j’ai soudainement revu une scène que j’avais complètement oubliée. J’ai 6 ou 7 ans, il y a une forte commotion sur la rue, les gens sont dehors et quelque chose ne tourne pas rond. C’est alors qu’un homme vêtu de gris avec un chapeau me fait monter dans sa voiture et me dis : « Tu vas me le montrer », ou quelque chose du genre. Sur le coup, je crois me souvenir que l’homme est un détective en civil et que je dois identifier pour lui un individu qui devait sans doute avoir commis un crime quelconque près de chez-moi. C’est tout. Rien d’autre. Ma mère n’avait aucun souvenir de cela et croyez-moi, elle m’avait sous ses jupes à tout moment. Lorsque je lui en ai parlé, elle s’est sentie mal à l’aise puisque cela signifiait que j’aurais pu être enlevé par ce type qui jamais n’est venu lui rapporter le fait qu’il m’avait utilisé comme témoin. Un policier à qui j’ai parlé de la chose m’a expliqué que durant les années 50, les détectives étaient un peu moins raffinés que maintenant sur ce genre de détails et qu’il est possible qu’un de ces hommes ait décidé de m’emprunter puis de me ramener en me déposant chez-moi. Ce n’est pas très important comme incident, mais j’ai trouvé fascinant de ramener à la surface un souvenir pareil. J’ai l’intention de poursuivre l’expérience. D’autres souvenirs, plus Ovni, sont également remontés, mais je les connaissais déjà. Cet effort pourrait vous valoir beaucoup. Vous n’avez rien à perdre, au contraire, vous aurez peut-être même l’occasion de vous exorciser de vieux démons qui vous ont hanté jusqu’à date. Je vous invite donc à le faire, à prendre des notes et, le cas échéant, à me faire connaître vos découvertes, particulièrement si elles semblent étranges, anormales, hors du commun, voire extraordinaire. Ce n’est pas une quête du merveilleux comme certains seraient tentés de le croire, mais une exploration dans un univers oublié. La clef du futur et du présent est dans le passé.

Une amie très proche, Sylvie, fut d’ailleurs surprise de constater à son tour qu’un petit événement plutôt comique et oublié depuis longtemps venait de refaire surface. Issue d’une famille de trois filles et trois garçons, elle s’est souvenue d’un incident très étrange lorsqu’un matin elle s’est éveillée avec sa sœur dans le même lit et son frère sur le lit ordinairement occupé par cette dernière. Les garçons et les filles partageant des chambres différentes, il est curieux que le jeune garçon de 11 ans ait pu prendre la place de sa sœur (9 ans) et chasser celle-ci dans le lit de Sylvie (7 ans). L’incident avait créé tout un émoi, personne ne comprenant ce qui s’était passé. Cela ne signifie rien direz-vous ? D’accord, c’est possible.

L’école secrète de Whitley Strieber

Durant la nuit de son neuvième été, le jeune Whitley quittait le confort de sa chambre pour s’enfoncer avec sa bicyclette dans un bois obscur à quelques kilomètres de sa résidence. Là-bas, il se réunissait avec plusieurs autres enfants et subissait alors l’école secrète d’une religieuse très âgée pour le moins bizarre. Il y vécut les expériences les plus incroyables, voyageant dans son propre passé et son futur. Il nous fait vivre, comme dans un curieux rêve, les moments les plus délirants de cette aventure. Ce n’est que plus tard qu’il effectue une association directe entre la religieuse et l’être mystérieux qu’il rencontre à plusieurs reprises et dont il fait état dans ses ouvrages. Il avoue, sans l’ombre d’une hésitation, que toute sa vie d’écrivain de science-fiction ne fut en somme qu’un pâle reflet de ce qu’il a appris dans cette école secrète. Tous ses jeux d’enfants ont été modelés à partir des souvenirs inconscients de cette mystérieuse école secrète. Whitley Strieber trahit un secret effrayant : toute son existence n’est qu’un pâle reflet de cet autre Whitley Strieber qui, dès le tout jeune âge, fut initié aux mystères sans fin d’un univers dont on ne sait foutrement rien.

Si son histoire est authentique, elle est à la fois rassurante et terrifiante. Ma vie, la vôtre, cette existence routinière qui en un sens ne fait aucun sens, ne serait que l’ombre de notre véritable existence, non pas celle promise à la fin de nos jours, mais celle-là même que nous vivons, maintenant, moi en écrivant ces lignes et vous-mêmes en les parcourant. Une existence parallèle ?

Voilà qui, une fois de plus, nous plonge dans l’univers complètement fou décrit par Budd Hopkins dans son ouvrage, Witnessed: The True Story of the Brooklyn Bridge UFO Abductions, sur l’impossible liaison de Linda Cortile et de ses visiteurs. Voilà qui nous plonge dans l’univers fou de mes propres témoins qui sont encore au stage de la découverte, au seuil d’une porte à peine entrouverte. Voilà aussi qui nous plonge dans l’univers impossible décrit par le docteur John Mack dans Passeport vers le Cosmos. Voilà pourquoi une de mes expérienceures s’est peut-être confiée secrètement à moi en me disant : « Tu as ce bébé dans les bras, tu le caresses, tu le maternes, c’est le tien et pourtant tu sais très bien que tu n’as jamais eu d’enfant de ta vie. » Voilà pourquoi un homme me révèle sous hypnose une expérience anodine quand soudain il éclate en larmes réalisant qu’il a une fille quelque part, une fille bien à lui, mais qu’il n’a jamais vue. Très familier merci !

Budd Hopkins (1931-2011)

En effectuant ce travail, sur le plan personnel je me suis éveillé un matin avec une petite phrase en tête qui ne voulait pas disparaître : Les gens qui se disent victimes d’enlèvement sont les pionniers d’une recherche d’un Nouveau Monde, ils pavent la voie et permettront au reste de l’humanité d’avoir un jour accès au souvenir intégral de leur véritable identité, en somme, ils permettront aux gens de ne plus avoir à passer par Gaspé, pour découvrir le Canada. Curieux hein ?

Dépendance à l’état = pas d’amnésie

Voilà sans doute la théorie la plus intéressante qui m’a été donné d’entendre. Elle est du docteur Howard Schacter mon conseiller spécial durant la fin des années 1990 référé par le docteur Mack. Lors d’une rencontre avec Whitley Strieber, celui-ci aurait été plus loquace que dans son ouvrage et Howard a conclu de son entretien qu’il n’existe pas d’amnésie subséquente à l’expérience ovnienne.

Le docteur Schacter a déjà enseigné la méthode du biofeedback. Cette technique consiste à se familiariser avec des états cérébraux typiques, les reconnaître et les induire soi-même. Exemple : si chaque fois que je suis sur le point d’émettre des ondes ALPHA j’entends un son spécifique et reconnais d’autres facteurs de référence, il me suffira, avec un peu de pratique, à reproduire ces sons et facteurs pour tomber en ALPHA, mais surtout savoir consciemment que je suis en ALPHA. L’Institut Monroe propose des expériences en ce sens. J’ai expérimenté l’une d’elles appelé hemy-sync qui consiste à écouter une musique en stéréophonie avec un décalage de vibration dans un écouteur par rapport à l’autre bref, je m’en suis même servi pour aider mes sujets à l’hypnose avec beaucoup de succès.

Schacter affirme, et je lui donne raison, que les personnes qui vivent une expérience ayant un lien quelconque avec des entités (anges, apparitions, extraterrestres, etc.) sont dans un état altéré : alpha, thêta, delta. Le domaine du conscient est l’affaire des ondes BETA. Lorsque ces événements surviennent, le conscient est donc en sommeil, mais l’inconscient enregistre tout ce qui peut se produire, quel que soit l’état altéré du sujet. Le rêve est le meilleur exemple connu : le sujet dort, son conscient est à l’état de sommeil, mais il gravit l’Everest et hurle de peur devant le yéti. Il y a une activité cérébrale intense, donc enregistrement. De la même façon que nous oublions nos rêves lorsque nous sortons brusquement de l’état de sommeil, de la même façon que le sujet sous hypnose peut également oublier la session qu’il vient de terminer par suggestion, de la même façon, nous ne conservons aucun souvenir d’une expérience paranormale ou ufologique.

Selon Schacter, il ne s’agit pas d’amnésie, mais davantage d’un state dependency, une dépendance à l’état, c’est-à-dire que pour revivre une situation vécue dans le thêta, il faut revenir à l’état thêta. Or, comme le conscient est en fonction dans le bêta seulement, celui-ci n’a tout simplement pas accès aux filières thêta.

Pourquoi le conscient n’a-t-il pas accès ?

Strieber a sans aucun doute identifié la serrure qui bloque l’accès du conscient aux états altérés : la peur ! C’est parce qu’il a affronté sa peur viscérale des visiteurs qu’il a pu accéder à ses filières. Schacter croit que la peur est généréenon pas par l’expérience vécue, ce que les experts soutiennent, mais par la peur DE. Il affirme qu’il est impossible d’avoir peur si nous n’avons pas peurDE quelque chose. Suivez bien c’est très important. La peur de l’inconnu, soutient le thérapeute, n’existe pas. Nous avons peur lorsque nous avons peur DE quelque chose, de la même façon qu’un désordre post-traumatique doit être précédé d’un traumatisme, sans quoi il ne peut y avoir de syndrome. Si la peur n’est pas générée par l’événement, puisque plusieurs cas récents démontrent que les sujets sont très à l’aise avec leurs visiteurs mais terrifiés au réveil, c’est donc, selon Schacter, qu’ils ont peur DE la transition d’un état à l’autre. J’ai compris cela pour l’avoir vécu. Je n’ai jamais eu peur autant que cet évènement survenu en 1978 et dont je parlerai dans mon livre L’extraterrestre qui faisait de la radio.

Le conscient, l’ego, n’aime pas vivre cette transition vers des états altérés qui, d’une certaine manière, évoque la perte plus ou moins absolue du contrôle que nous avons sur nous-mêmes, notre vie et notre destin. Plus cette transition est radicale et rapide, plus la peur risque d’être mise en évidence. Le rêve étant graduel, l’éveil étant graduel, nous ne réagissons pas avec peur, par contre, l’expérience d’une rencontre du quatrième type est extrêmement brutale en ce qui a trait à la transition. C’est cette peur qu’il faut vaincre pour avoir accès aux filières de l’inconscient. J’ai vécu une peur épouvantable en constatant que je n’avais plus les mains sur le volant.

Dans ce cas, me direz-vous, comment se fait-il que certaines personnes se souviennent de leurs expériences sans recourir à l’hypnose ou la méditation ? La réponse se loge dans le cerveau humain. De la même façon qu’il existe sur cette Terre des génies, des cancres et des gens d’intelligence moyenne, de la même manière qu’il existe des gens au sens artistique développé, à l’imagination fertile ou absente, ayant l’hémisphère droit ou gauche plus ou moins développé, en harmonie ou pas, il existe aussi des gens qui, pour une raison ou une autre, ont cette capacité de conserver mieux que d’autre leur conscient éveillé dans des zones d’émissions d’ondes plus lentes. Je soupçonne que les gens à l’intellect fort, capable de raisonner et d’analyser froidement, ont certes plus de difficultés à demeurer alertes dans la zone ALPHA. Un cerveau habilité à l’analyse minutieuse de détails complexes pourrait être en somme myope ou presbyte lorsque confronté aux ensembles plus vagues du monde dit spirituel. Est-il possible qu’un intellect lourd coule à pic dans les eaux claires des ondes alpha ? Je sais pour ma part être un individu très porté sur l’analyse intellectuelle et j’éprouve énormément de difficulté à méditer et je n’entre pas très profondément sous hypnose. C’est que j’analyse constamment tout ce qui se passe, je scrute à la loupe et de ce fait perd sans doute l’occasion de voir les ensembles. À charge de revanche, cela ne signifie pas que les gens conservant un conscient éveillé dans l’alpha soient des illettrés ou des rêveurs, mais ils vont plus facilement céder, rompre avec l’aspect analytique et se marier, se fondre avec toute nouvelle réalité qui n’entre pas nécessairement dans le cadre des références rationnelles auxquelles un esprit critique est habitué.

La méditation à l’agenda

Selon Schacter, l’état altéré doit être reproduit en douceur pour permettre au conscient de demeurer alerte en ALPHA et dans les états qui suivent. Il n’existe à son avis, et selon son expérience, qu’une façon d’y arriver seul et c’est par la méditation.[1] L’acte méditatif, selon Schacter, permet d’apprivoiser le conscient à l’environnement altéré des ondes alpha et, graduellement avec le temps et la pratique, aux ondes plus lentes. En d’autres termes, une personne se croyant expérienceur aurait un immense intérêt à pratiquer la méditation afin d’emmener son conscient à demeurer éveillé lors de ses prochaines expériences et aussi de ramener sa conscience à l’état d’éveil lorsque l’expérience est terminée.

Quel rapport avec l’enfance ?

Voilà qui devient très intéressant. Si la peur de la transition existe, c’est qu’elle a été générée dans un environnement pubertaire, c’est-à-dire lorsque nous sommes passés de l’enfance à l’adolescence. L’enfant ne craint pas les effets transitoires, mais à l’adolescence son monde conscient passe en priorité et il chasse tout ce qui se met en travers de son chemin dont ces fantaisies qui, en somme, confirme qu’il n’est plus un bébé. Vous n’avez pas idée du nombre de cas rapportés d’enfants âgés de 4 ou 5 ans qui peuvent vivre consciemment des expériences fabuleuses et en rire et, devenus adolescents, s’en moquer, voire les nier. Recapturer l’enfant en soi c’est recapturer l’innocence. Recapturer l’innocence c’est passer de la bande FM à la bande AM. C’est retourner au tableau noir.

Mais il y a plus : si vous êtes de ceux qui ont peur de la méditation (en avoir peur peut se manifester par un mépris de la méditation) il y a fort à parier que cette peur de vivre une transition serait associée à la peur de la mort. « Méditer, c’est apprendre à mourir », me dit Howard. Si tu crains la méditation, c’est que tu crains la mort.

Je pense que la méditation doit précisément être dépoussiérée de son contexte quelque peu dépassé. La méditation est un acte très ancien, universel, mais récupéré par toutes sortes de mouvements aux rites étranges qui ont fait jaser : gurus, sectes, etc. Il est temps maintenant de l’admettre à titre d’instrument de travail efficace au niveau des gens ayant vécu une expérience dite du quatrième type.


[1] Je traite longuement de cette question dans Révélations spectaculaires sur les faits maudits.

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Révélations spectaculaires sur les Faits Maudits 

Jean Casault note très tôt sur le terrain que des témoins rapportent parfois des évènements qui « ne font aucun sens » et que les autres ufologues négligent, ne voulant pas se ridiculiser. Un vaisseau de près de 300 pieds au-dessus d’une autoroute alors que personne ne s’arrête par exemple. Le témoin en a fumé du bon !!! Ou alors… Et c’est dans cet esprit que Jean casault a découvert, comme certaines autres d’ailleurs dont Jenny Randles et Budd Hopkins, que ces mystérieux ovnis peuvent parfois n’être visibles que dans certaines circonstances et que pour certaines personnes. Accrochez-vous, on vous emmène plus loin que tout autre !!!

Les Éditions Québec-Livres 2015. Disponible en librairies, en bibliothèques ou peut être commandé chez l’éditeur ou Amazon.



Catégories :Métaphysique et paranormal

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7 réponses

  1. J’aime bien gros ce sujet Monsieur Casault. Des bouts plus durs de mon enfance en ont remplis des cahiers d’écritures thérapeutiques depuis l’automne 1994. Souvent maintenant, il remonnte de beaux souvenirs de l’enfance. Prenant le temps de les noter rapidement dans mon carnet de bord. Par exemple, en voici un résumé brièvement: Vers l’âge de 6 ans et plus, ma passion était d’écouter un animateur de radio de mon quartier en Beauce. Avec une copine chez elle, j’avais grimpé sur le gros meuble de radio tellement c’était intéressant. Fascinée par sa voix impressionnante. Un beau souvenir quand même. Oups, je tombe et me coupe le bout de la langue en faisant une trace de sang jusque chez-moi. Croyez-moi que je ne m’en suis jamais vannté.

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  2. Bonjour Monsieur Casault, ayant vécu (subit) une expérience dite du quatrième type le 30 juillet 1997 à Chambly, se que vous mentionnez sur cette article m’aide a comprendre certaine chose, il est très intéressant votre article et ceci étant dit j’ai 47 ans et avec le recul quand je regarde et analyse ma vie il semble évident pour moi qu’il y a eu durant toute ma vie des entités (a défaut de trouvé de meilleurs terme de qui ils sont vraiment, car ont l’ignorent, donc je pourrais aussi les nommé « ange gardien » ou « guide spirituel ») dans le monde invisible qui nous entoure en permanence qui ont veillé sur moi et qui m’ont protégé et j’ai vécu plusieurs expériences marquante et étrange dans se sens, bref… il y a quelques jours de ça vous avez sûrement reçu mon long courriel sur lequel je vous raconte plusieurs de ses expériences étrange que j’ai vécu. Il semble évident que durant toute ma vie ils (le « ils »étant mon ou mes « ange gardien » et/ou mon ou mes « guide spirituel ») m’ont aidé a cheminé, a m’épanouir et a grandir intérieurement et depuis mon enfance à travers les quelques expériences étrange que j’ai vécu, j’ai ressentie et parfois fortement ressentie leurs « messages » dont le but visé a toujours été de m’aidé. Et en terminent ce message, je tient a vous dire ceci : j’ai toujours eu une grande et une forte sensibilité et j’ai aussi toujours ressentie beaucoup d’empathie pour les gens qui souffrent, j’ai fait beaucoup d’introspection durant ma vie et j’ai toujours chercher a comprendre c’est quoi le sens profond de la vie et je crois l’avoir enfin trouvé, c’est a dire il semble évident pour moi que le sens profond de la vie c’est de faire en sorte le plus que l’ont peut d’aidé les personnes qui souffrent, qui sont dans la misère, les personnes handicapé, etc…, il faut donné gratuitement de son temps a ses gens la et c’est se que je fait le plus possible, je sais que c’est cliché dire ça,c’est a dire je ressent profondément que tout se résume a l’amour, c’est a dire aimé et aidé le plus de gens possible durant notre vie c’est ça a mes yeux le sens profond de la vie et faire ça il semble évident que ça nourris positivement notre âme.

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  3. Merci je vais tenté l’expérience et voir très intéressant car je veux savoir pour les petits gris et aussi pour le mr habiller tout en noir avec son chapeau

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  4. En 1959 et 1960, je suis pensionnaire dans un couvent géré par des ursulines. Les bonnes sœurs nous racontent des histoires de démons à faire peur. La nuit, je suis aux prises avec un terrible cauchemar.

    Ça se passe en 1959. Dans mon lit, je suis dans un état de terreur nocturne, j’entends comme un bourdonnement d’insecte venir au loin. Plus il se rapproche et plus il devient fort. La frayeur m’envahit. Je me sens engourdir et je me retrouve paralysée. Je pressens qu’il y a des présences autour de moi. Ce sont de petits gris et ils sont 3. J’ai terriblement peur d’eux! J’éprouve une grande peur. En espérant les faire fuir, je lutte en vain pour faire le signe de la croix et puis je me rendors.

    Je suis certaine que plusieurs pensionnaires vivent la même chose que moi. Nous n’en parlions pas, même entre nous. Jamais je n’ai osé dire un mot sur ces rêves de peur qu’on m’accuse d’être possédée du diable et que j’étais bonne pour finir en enfer.

    Avec le recul, j’ai compris que le couvent était hanté par ceux que l’on appelle les petits gris et je me demande encore aujourd’hui par où ils passaient pour venir nous tourmenter.

    En plein milieu de nulle part, de la route on voit une grande bâtisse en pierres grises, derrière un boisé avec un sentier qui conduit à une clairière.

    Une première nuit et d’autres nuits se suivent. Je rêve que je flotte au-dessus du sol dans le sentier et que j’entre dans la lumière de la clairière. Il y avait là une lumière éblouissante. Au petit matin, je me sens fraîche et dispose.

    P.-S. Dans le temps, le sentier et la clairière existent réellement. Je n’ai jamais su ce que j’allais faire dans cette clairière. Je n’ai jamais plus rêvé aux gris et je ne suis jamais plus retournée dans la clairière.

    Aimé par 3 personnes

  5. J’ai adoré, tout mon cheminement entrepris depuis des décennies avec les références d’écrivain que tu as donné et que j’ai lus il ya40ans j’avais été bien guidé et je vais continuer. jJe lis tes ouvrages et plusieurs de tes auteurs que tu as donner. Je demeure ouverte et de sentir la vérité c’est elle qui ma toujours guidé. (MERCI)

    Le ven. 19 févr. 2021 10 h 44 a.m., Jean Casault a écrit :

    > jeancasault posted:  » Ma vie n’est qu’un grand mystère qui se poursuit > depuis sept décennies. Je ne vais pas repasser les plats ici, mais j’ai > vécu tellement de choses que j’en perds le compte. J’ai souvent parlé de > l’Anneau d’Ambre mais j’avais seize ans. Ce n’était pas ma p » >

    Aimé par 1 personne

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