L’Affaire Gallander et autres questions relatives à la réincarnation

Dans son excellent ouvrage Life Between Life,le docteur Joel Whitton accorde un chapitre entier à l’un de ses patients, Michael Gallander, un informaticien de Toronto aux prises avec de sérieux problèmes de comportement. Dans un premier temps, il souffre de démangeaisons terribles aux bras, il se déteste, ne peut se regarder dans un miroir, a de nettes tendances suicidaires, et bien qu’il n’ait jamais éprouvé de problèmes sexuels voilà que depuis son mariage avec Shannon, il ose à peine lui toucher, de peur de lui faire mal. Gallander est profondément malheureux et après 15 ans de psychothérapie rien n’a changé, incluant des réveils brutaux au moindre bruit et ce rêve tenace du meurtre d’une femme en blanc, sans parler de sa phobie maniaque d’être enterré vivant. Un joli bordel de vie !

Ce que le docteur Whitton va découvrir avec ce patient perturbé est que le karma peut s’étendre sur des centaines d’années afin de couvrir les angles multiples du problème de base que vit cet Esprit lorsqu’Il s’incarne. Certains actes commis dans une vie vont requérir de nombreuses vies d’amendement. C’est précisément le problème de Gallander : il n’arrive pas à s’amender et il se doit de toujours recommencer afin de couvrir tel aspect ici et tel aspect ailleurs. Soit dit en passant, tout comme c’est le cas pour les dossiers les plus complexes, les séances de régressions hypnotiques opérées par Whitton sur Gallander se sont étendues sur une période de quelques années, et non pas en un week-end comme certains sceptiques aiment à le prétendre sans savoir même de quoi ils parlent.

Gallander se retrouve en 1189 et c’est cette vie, cette existence qui est la clef de voûte de tous ses problèmes en 1980. Son Esprit habite alors Hisdebrandt Von Wesel, un chevalier régnant sur une principauté du sud-ouest de la Wesphalie.

Armoiries de la Wesphalie

Nous sommes donc au Moyen-Âge à une époque où ne règnent que deux grandes réalités : les Seigneurs et les moins que rien. Von Wesel est un barbare qui se prend littéralement pour le Bras de Dieu. On le retrouve alors devant le champ de bataille où sont morts ses frères d’armes, et où on lui emmène une vingtaine de femmes musulmanes. Il donnera l’ordre, malgré leurs cris d’effroi, de les enterrer vivantes dans le sable en recouvrant le haut de leurs corps des armures sanguinolentes des soldats étendus morts dans le désert pour y rôtir vivantes sous le soleil impitoyable d’Acre en Palestine. Horrifié par ce geste dont il prend connaissance sous hypnose, Gallander cessera au moins de craindre d’être enterré vivant.

Plus tard, sous hypnose, Gallander découvre Hisdebrandt à l’âge de 12 ans avec un père et une mère dont il aurait pu se passer. Il finira par les tuer tous les deux ! Le père d’un coup d’épée à l’œil qui finira par se transformer en une infection mortelle et la mère en la précipitant en bas de l’escalier parce qu’elle le harcelait sexuellement sur une base régulière. Belle famille. Au moment de sa chute, elle plantera ses ongles dans la peau de Hisdebrandt pour se retenir, mais en vain. Une fois de plus, Gallander sera profondément bouleversé par son comportement, mais ses démangeaisons vont disparaître. Inutile de le rappeler, mais je le fais malgré tout : Gallander n’a rien à voir avec Hisdebrandt, ils ont toutefois le même Esprit en commun et il semble donc que certains impacts émotionnels dans une vie peuvent se traduire par des marques physiques dans une autre, notamment des problèmes de peau ou des taches de naissance parce que l’Esprit en est toujours empreint au niveau de l’émotion.

Le professeur et psychiatre Ian Stevenson

Ce lien au niveau des marques physiques vient d’une découverte que l’on doit au regretté Ian Stevenson de l’université de Virginie dont je parle dans plusieurs de mes ouvrages dont La Mort n’est qu’un masque temporaire. Il avait noté que des problèmes physiques, des faiblesses topiques, des marques ou des taches de naissances correspondaient à des évènements marquants survenus lors d’une ou plusieurs vies antérieures. Le fils de Carol Bowman souffrait depuis sa naissance d’un eczéma virulent au poignet et lors de son expérience de régression à l’âge de 4 ans, dans des circonstances assez exceptionnelles, il raconta entre autres avoir reçu une balle au poignet qui l’a fait souffrir toute sa vie durant, alors qu’il était un soldat nordiste.

Une histoire d’amour entre Hisdebrandt et une certaine Rachel aura demandé près de neuf mois de sessions tant Gallander (ou son Esprit ?) résistait à la mise en transe. Mais il apprit finalement avoir été profondément amoureux de cette jeune fille alors qu’il était sur le point d’hériter de sa principauté. Un moine – inévitable à cette époque – servait de policier aux affaires religieuses dudit Royaume et découvrit que Rachel était juive. Le pleutre complota et manigança avec une habileté diabolique au point que Hisdebrandt finit par croire à son histoire de complot et tua sa bien-aimée lorsqu’elle lui annonça, toute vêtue de blanc, que leurs amours secrets l’avaient mise enceinte. D’où ce rêve terrible de la mort d’une femme en blanc, rêve que Gallander ne refit plus jamais de toute son existence. Le Docteur Whitton raconte par la suite le récit des vies successives de Gallander. Chacune fut à la fois un échec lamentable ponctué de violences, de méfaits, de fourberies, mais également de progrès d’une vie à l’autre. Près de 800 ans de karma pour une seule existence !

Sa dernière, avant sa naissance actuelle, date de 1910 alors qu’il sera l’Esprit de Julia Murchison du Kentucky. Elle est battue et violée par son père dès l’âge de cinq ans. Plus âgée, elle quitte la maison et se rend en Californie pour y devenir comédienne au cinéma muet. Elle échoue, devient serveuse, se prostitue, mais n’ayant jamais connu d’orgasme, elle tente d’opérer une très étrange manœuvre afin de découvrir l’amour en tentant de séduire son père, un membre alors influent de la communauté baptiste. Ce dernier, ayant sous doute oublié ses propres gestes coupables sur elle durant son enfance et se disant horrifié par le geste de sa fille et surtout ivre comme un porc, la tuera avec un couteau. Dans l’entre-vie, l’Esprit de Murchison apprendra qu’en tant que Michael Gallander, il aura dans cette prochaine existence une occasion vraiment spéciale de s’amender, et de se refaire une existence convenable afin de mettre un terme au karma de Hisdebrandt Von Wesel. Il semble bien que ce soit le cas !

C’est donc dire que chaque fois que nous sommes en face d’un individu, mâle, femelle, proche, parent, voisin, collègue ou parfait inconnu, quel que soit sa condition heureuse ou fâcheuse, sachons qu’il y a derrière toutes situations importantes pouvant survenir un formidable historique absolument fabuleux constitué de centaines d’années de vies diverses en des lieux et des époques différentes et que l’Esprit qui habite cette personne est simplement plus âgé que le nôtre ou plus jeune que le nôtre, donc plus expérimenté ou moins expérimenté, sans autre jugement de valeur.

Nous sommes tous, expérimentés ou moins, en migration vers la Source et nous sommes Un. Cela devrait avoir pour effet de réduire sensiblement le jugement cruel et radical que nous portons trop souvent sur les gens qui égayent ou charcutent notre existence. Pas facile ? À qui le dites-vous ! À cela, il importe d’ajouter que notre comportement envers l’humain se doit d’être en fonction du rapport qui existe entre cet humain et nous. Contrairement à l’idéologie mal interprétée par des gens faibles voulant qu’on tende l’autre joue lorsque nous sommes frappés et contrairement à cette autre idéologie bestiale voulant que ce soit œil pour œil et dent pour dent, la Loi du Karma transmet naturellement que le respect des autres passe par le respect de soi et le respect de soi impose ce respect aux autres.

Le karma veut par le bouddhisme traditionnel

À chacun d’en mesurer le sens. J’aide ceux qui se trouvent sur mon chemin dans la mesure où je peux et je dois le faire et si cela n’est pas, je fais en sorte de ne pas leur nuire et je passe mon chemin. C’était la voie pacifique de Gandhi !

Prendre connaissance de cas comme Gallander ou Bowman est une expérience fascinante. L’impact peut même être majeur et vraiment donner un sens nouveau aux manifestations spirites et autres dans notre existence. Ceux et celles qui vivent ces manifestations doivent cultiver, avec le monde spirituel et ceux qui les habitent, un lien très étroit, un rapport d’affection profonde et d’inlassables communications quotidiennes et rassurez-vous le plus souvent, à sens unique ! Mais pas toujours !

Voyons maintenant le cas de Leth le Viking.

L’Esprit de Leth le Viking

La personnalité, tout comme l’Esprit, doit travailler l’un avec l’Autre pour vaincre précisément les impulsions de l’ego animal. Michael Newton (j’en parle longuement dans Les Divergents) a eu l’opportunité unique d’avoir un sujet en mesure de revivre son choix de vie au 18e siècle dans l’Anneau du destin. L’Esprit avait vécu une vie absolument extraordinaire dans la peau d’un Viking de l’an 800 du nom de Leth. Brutal, immense, fort et puissant comme un buffle, il avait écumé des terres entières avec sa bande de pillards, volant et violant à qui mieux mieux pour mourir brutalement lors du saccage d’un village, sans doute mieux organisé que les autres pour les recevoir. C’était une époque comme ça, brutale, sans pitié, je n’étais ni pire ni mieux que les autres, mais sur le plan physique c’était incroyable…quelle vie ! Or, voilà que près de mille ans se sont écoulés avant que cet Esprit décide de s’incarner de nouveau.

Fruit de cette longue réflexion, Celui qui fut Leth a voulu s’incarner dans le corps d’une fillette, Ashley, qui à la suite d’un accident serait incapable de marcher et serait clouée dans un lit afin, cette fois, de ne plus avoir aucun désir physique du type de Leth et pouvoir entièrement se consacrer au développement de son esprit notamment par la lecture, mais également l’écriture et devenir écrivaine pour les enfants. Ce qu’Ashley fit d’ailleurs. Ne confondez pas : ce n’est pas le personnage de Leth qui a choisi de devenir Ashley, mais son Esprit et cet Esprit en essence lorsqu’il s’incarne dans Ashley n’est pas plus Leth qu’un autre, il devient Ashley. Newton rapporte alors les propos de sa cliente qui raconte ce qu’est l’Anneau du destin, un endroit, une boule monstrueuse constituée presque uniquement d’écrans d’apparence liquide, où des Esprits spécialisés dans ce travail ont déterminé avec l’Esprit de Leth le type de corps et de vie idéal pour sa prochaine incarnation. On apprend alors que l’Esprit qui allait passer de Leth à Ashley a choisi cette dernière et qu’il lui a été autorisé de visualiser en détail le moment précis et les circonstances de l’accident essentiel à son handicap, de sorte qu’au moment venu, elle n’hésite pas ! C’est quand même ahurissant de réaliser à quel point certains évènements dans notre vie – mais encore là, lesquels ? – ont été programmés sciemment par nous à ce moment précis pour que nous les vivions en passages obligés pour le maintien du déroulement de notre destinée. Quand le chariot dans lequel elle était installée avec sa mère s’est mis à accélérer, la petite Ashley, désobéissante et fofolle à souhait et qui ne cessait de jouer avec la porte, a vu celle-ci s’ouvrir raconte : je savais que je tomberais, là en cet instant et que ma vie ne serait plus la même et contre toute logique, je me suis laissée tomber sans même faire l’effort de me retenir.

Comprendre la régression hypnotique

La régression à des fins thérapeutiques réussit lorsqu’elle s’inscrit dans le registre karmique de l’Esprit et non de la personne humaine qui la subit. L’Esprit est le seul à être directement sollicité lors d’une régression. Je m’explique. Robert ne peut aucunement se souvenir d’une vie antérieure puisque Robert existe et vit pour la première et la dernière fois. Il ne peut se souvenir d’une vie antérieure, il n’a jamais vécu autre chose que sa vie présente. L’Esprit qui habite Robert est donc la seule Entité pouvant révéler des aspects plus ou moins élaborés de l’existence d’une autre personnalité antérieure à celle de Robert. Je me répète, mais il est essentiel que cela soit bien compris. Il n’existe aucun rapport physique ou psychologique si infime soit-il entre une personnalité ayant existé il y a un certain nombre d’années et la vôtre, sinon qu’elle fut habitée par le même Esprit dont vous faites partie intégrante. Les humains ne se réincarnent pas, ils meurent et la distillation de leur personnalité est intégrée par l’Esprit. La Divine Mère n’a pas créé le monde Elle est devenue le Monde dit le Code d’Ashérah. Esprit d’abord humain ensuite ! Et non l’inverse.

L’humain n’est rien, ce n’est qu’un personnage de théâtre, une fiction, un souvenir ! Dès lors, quand on soumet Robert à la régression hypnotique, on se trouve à lui demander de bien vouloir s’éclipser le temps d’une profonde pause alpha durant laquelle l’Esprit acceptera ou pas de laisser transpirer des éléments d’une personnalité ou plusieurs qu’il a habitées avant celle de Robert. Mais là encore, le cerveau de Robert n’est pas entièrement occulté et continue de traduire et d’intervenir dans le processus. Si la découverte du passé karmique n’est pas souhaitable pour l’humain qu’est Robert, alors il ne trouvera pas d’hypnologue, il va en trouver un antipathique aux régressions sur les vies antérieures, il en trouvera un très incompétent ou finalement la session ne donnera rien, bref il finira par passer à autre chose. Par contre, si la régression s’inscrit dans l’agenda karmique de l’Esprit et que Robert doit en être conscient, alors en moins de temps qu’il en faut pour dire au compte de 3 vous dormez,notre ami sera sur le dos et visitera avec une féroce intensité le scénario des vies antérieures de son Esprit croyez-moi ![1]

Si au cours de son existence Robert commet un geste grave à l’endroit d’un être humain, qu’il le cache et tente de ne pas en subir les conséquences en provenance de la justice des hommes et qu’il y parvient, que fera la Divine Mère ? Rien ! Absolument rien. En admettant qu’il soit lucide et sain d’esprit, Robert sait de par son Esprit qu’il a commis un geste très répréhensible. Il peut feindre le plaisir d’avoir gagné ou une indifférence totale face à sa victime ou de ne pas s’être fait prendre. Son ego, son Je identitaire humain d’origine animale peut effectivement y arriver, jusqu’à la fin de ses jours même. Robert va possiblement même mourir heureux parce qu’il aura oublié son crime grave. Mais son Esprit n’oubliera rien ! Et comme sa personnalité distillée est directement attachée à son Esprit, Robert, une fois détaché de son corps en permanence, va réaliser que cette histoire n’est pas terminée, ce qui aura une incidence certaine sur la suite des évènements, notamment au niveau des prochaines incarnations. Cela se fera via ses Superviseurs de vies.

Le corps et même le cerveau ne sont qu’un ordinateur

Quand vous utilisez votre ordinateur le matin, vous le faites habituellement un programme à la fois n’est-ce pas ? Mais ils y sont tous, ouverts, très nombreux avec leurs données multiples, là en mémoire avec leur contenu caché qui n’attendent qu’un clic. L’après-vie consiste à sortir tout cela du ventre du disque dur et de l’étaler sous les yeux de l’univers par le principe de la distillation et croyez-moi, il est autrement plus raffiné que celui des fabricants de whisky, fut-il irlandais !

Inutile de demander pardon au p’tit Jésus, de se mettre à genoux en implorant la grâce du Seigneur. Après des décennies d’humaineries vaines et grotesques, il est temps de comprendre que nous sommes Esprit d’abord, humain ensuite et non l’inverse et qu’on ne peut rien se cacher et qu’il est inutile et vain de se mentir. La colonne des débits finit toujours par nous rejoindre, car l’Esprit tôt ou tard sera soumis à un audit extrêmement rigoureux auquel il adhère et participe entièrement. Et si on décide d’attirer notre attention, il sera fait en sorte que cela soit accompli et suffisamment pour que cela soit très clair, et bien entendu, il y en a qui ont besoin de plus… d’attention !


[1] Il en va ainsi pour tous ceux qui sont des expérienceurs paranormaux ou ufologiques, ces derniers pour des rencontres rapprochées très intenses.

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Esprit d’abord, humain ensuite

Jean Casault développe ici sa propre philosophie en titrant ce livre par sa devise personnelle qui lui fut révélée en plein Vol de Nuit. Il répond ainsi à toutes les questions existentielles qui puissent exister. D’où viens-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Tout y est, dans une simplicité tout aussi divine que désarmante.

Disponible en librairies, en bibliothèques ou peut être commandé chez l’éditeur ou Amazon.



Catégories :Métaphysique et paranormal

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