PASSONS AUX CHOSES SÉRIEUSES, NOUS DIT JEAN-FRANÇOIS LISÉE

Le journaliste, ex-politicien Jean-François Lisée, a publié un article assez intéressant intitulé Les visiteurs dans Le Devoir en décembre 2021. Honnêtement, je ne pensais pas qu’il aborderait cette question qui me paraissait hors de son profil comme quoi on perd souvent à juger les gens. My bad ! Les segments de son article sont en italiques.

Passons aux choses sérieuses. Nous ne sommes pas seuls. Après des décennies de tergiversations, 2021 aura été l’année où le Pentagone a craché que les comportements de plus de 150 objets volants observés depuis 20 ans par les pilotes de l’armée américaine dépassent de loin tout ce que la technologie terrienne peut produire aujourd’hui et même envisager pour un avenir prévisible. Remarquez, ils n’écrivent pas : « ce sont des extraterrestres ». Ils se contentent de se gratter la tête. « On ne peut pas expliquer ce qu’ils sont, comment ils bougent », a résumé l’ex-président Barack Obama. 

Or ce que semble ignorer JFL, comme un grand nombre de gens d’ailleurs, est que l’Air Force avait déjà commandité une pareille étude en 1966 sous le nom de Projet Bluebook. Suite à un rapport quasi frauduleux de la part de la Commission Condon de l’Université du Colorado en 1969 désignant le phénomène UFO comme une fantaisie de l’esprit n’apportant rien de bon à personne, l’Air Force mettait un terme au projet la même année.

Un organisme officiel du gouvernement français chargé de ces phénomènes pose le même diagnostic et « ne peut que constater l’impossibilité actuelle de trouver une explication aux cas les plus étranges qui lui sont soumis ». Ce qui équivaut à 9 % des cas qu’il étudie.

JFL fait sans doute allusion au GEIPAN qui au passage n’est plus que l’ombre de ce qu’il était autrefois sous la direction de Vélasco. Il existe une autre organisation de recherche à la Défense de ce pays, Sigma, mais on n’en entend jamais parler, ce qui est très dommage.

Pour expliquer l’inexplicable, on ne peut procéder que par déduction. Ces observations sont faites depuis des décennies (certains affirment depuis l’Antiquité), mais nous n’avons été victimes ni d’invasion ni d’empoisonnement. Aucun rayon laser venant d’un de ces objets n’a été détecté, aucune destruction. Leur présence ne nous est donc pas hostile. C’est déjà ça de pris.

Humm, JFL parle de ces engins qui auraient possiblement existé durant l’Antiquité. C’est une évidence mais nous savons au moins qu’ils existent depuis 1944 avec le phénomène foo-fighters. Il existe encore une culture de l’alien hostile et dangereux, mais pour cela il faut remercier le cinéma américain qui, dès le début des années 1950, nous a manipulé dans cette conception qui dure encore si on en juge les plus récentes productions de style Independance Day. Seul Spielberg aura eu la décence de s’aligner sur la position Hynek.

Deuxième constat : ils ne tiennent pas à se cacher. Les récentes vidéos montrent certains de ces objets s’amuser autour d’un jet américain, comme pour le narguer. De toute évidence, ils ne nous craignent pas. Troisième constat : ils ne tiennent pas à communiquer avec nous. C’est peut-être qu’ils ne veulent rien divulguer de ce qu’ils sont et de ce qu’ils savent et que, s’ils veulent en savoir davantage sur nous, ils n’ont pas besoin de nous le demander. Ils savent déjà ce qu’ils veulent savoir.

C’est là aussi un propos intelligent. On juge un arbre à ses fruits et ce que JFL décrit ici est tout à fait la projection comportementale de ces engins inconnus.

Il existe une douzaine d’hypothèses courantes sur leur provenance ou leur intention. Si on admet que des civilisations technologiquement avancées existent ailleurs dans l’univers, le principal obstacle à la déduction logique est la probabilité extrêmement forte qu’elles existent à des milliards d’années-lumière de nous. Puisque nous postulons l’impossibilité physique de voyager plus vite que la lumière, comment expliquer que ces objets soient si loin de leur planète d’origine ?

C’est à partir d’ici que JFL tombe dans le piège de l’anthropomorphisme, c’est-à-dire humaniser des choses, des objets, des animaux ou n’importe quoi en fait. Pour mettre ça simple, faire parler un canard en l’habillant comme un marin lui donnant le prénom de Donald est un classique de l’anthropomorphisme. Ici JFL suppose que l’humain étant à des années-lumière de dépasser celle-ci, personne ne peut donc y arriver. Voyager plus vite que la lumière est également une impossibilité démontrée par Einstein. Mais que dirait Einstein en 2022 ? La simple intrication quantique est à elle seule un authentique mystère de la science. Les quantiques savent qu’elle existe, ils peuvent la décrire, la commenter, ils peuvent même l’analyser, mais ils sont incapables d’expliquer comment deux particules jumelles peuvent interagir entre elles, même à des milliers de kilomètres l’une de l’autre. Si c’étaient des humains, on parlerait de télépathie, un mot interdit en science comme le mot « n », partout ailleurs !

Quant à leur intention, l’hypothèse la plus satisfaisante est qu’ils répondent, chez eux, à l’avertissement que nous lançait peu avant son décès le physicien Stephen Hawking : « Notre contact avec une civilisation avancée pourrait nous mettre dans la situation des Autochtones d’Amérique lors de l’arrivée de Christophe Colomb. » Exact. Ce qu’on appelle « l’échange colombien » a introduit en Amérique dix maladies infectieuses, dont la rougeole et la scarlatine, pour lesquelles les Autochtones n’avaient pas développé d’anticorps, provoquant un nombre incalculable de morts. En retour, les Européens ont reçu notamment la syphilis (c’est en débat), le tabagisme et les pissenlits. Dans sa Guerre des mondes, H. G. Wells applique la recette. L’envahisseur venu d’ailleurs est invincible face à nos canons, mais succombe à nos bactéries.

Il serait donc logique que des civilisations avancées envoient dans le cosmos des drones pour prendre des notes sur la possibilité qu’un échange interplanétaire toxique les mette à risque, ou alors qu’une arme qui leur est inconnue soit développée par un ennemi potentiel.

Les spécialistes notent d’ailleurs que les ovnis sont nettement plus visibles aux abords des installations nucléaires qu’ailleurs, depuis les toutes premières expériences à Los Alamos, au Nouveau-Mexique.

Non, plus maintenant. C’était vrai entre 1947 et 1954, ça ne l’est plus.

C’est peut-être un biais d’observation (nous surveillons davantage ces installations que les champs de fraises), mais si on admet qu’ils nous surveillent, il est normal qu’ils se concentrent sur ce qu’on fait de plus dangereux. Dans l’univers de Star Trek, la Fédération des planètes ne prend contact avec une nouvelle civilisation que lorsqu’elle passe un seuil technologique précis : la possibilité de voyager dans l’espace en pliant l’espace-temps (le Warp Speed). Se pourrait-il que nos visiteurs attendent que nous développions une application de l’énergie nucléaire à laquelle nous n’avons pas encore songé ?

Tout ufologue qui se respecte a posé cette même question. La prime directive inventée par le génial Roddenderry a été copiée sur le système westphalien et parle de technologie. Je veux bien, mais là encore on fait de l’anthropomorphisme, on prête à de parfaits inconnus d’origine inconnue, de culture inconnue et d’un âge d’existence inconnu des intentions humaines pour ne pas dire terriennes. Et si leur prime directive était de ne pas entrer en contact avec cette espèce dangereuse, toxique, hostile qui ne fait que songer à détruire ceux qui ne pensent pas comme elle ?

Cela ne règle pas le problème de la distance. Une théorie veut que des civilisations aient quitté leur propre planète il y a des milliards d’années dans des « îles vertes » voguant dans l’espace, dont certaines seraient désormais dans notre voisinage. Une autre est que les visiteurs viennent d’un univers parallèle, qui coexiste donc avec nous dans un même lieu. Certains pensent que ce sont des visiteurs de notre propre futur. Auraient-ils égaré leurs archives ? D’autres postulent qu’il s’agit d’une ancienne civilisation terrienne avancée ayant quitté la planète pour une raison obscure. Elle se serait établie non loin et voudrait prendre des nouvelles de la Terre.

John Gertz, ex-président du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) Institute, organisme américain qui tente, jusqu’ici en vain, de capter des signaux extraterrestres dans l’espace, avance dans Scientific American l’explication qui me semble la plus vraisemblable. Patiemment, au cours de millions d’années, des extraterrestres ont pu installer un réseau de satellites, peut-être un autour de chaque étoile, pour retransmettre à travers de très longues distances les informations prélevées par leurs drones chargés de veiller à l’évolution d’autres intelligences.

La plus vraisemblable pour un être humain vivant sur Terre depuis un tout petit 200,000 ans en tant qu’être sentient oui. Mais pour une espèce qui ne serait pas humaine, existant comme être sentient depuis des millions d’années, cette histoire de satellites ne tiendra pas la route cosmique très longtemps. Quand on pense aux extraterrestres, il faut cesser de penser en humain et cesser de constamment recourir à nos propres paramètres. Nous sommes des enfants dans un Jardin d’Enfance comme planète.

Brefs, ils nous observent, probablement de loin. Lisent-ils Le Devoir ? Si oui, je ne formule qu’une demande. Nous avons développé nous-mêmes la roue, le velcro et la puce informatique. Nous finirons par savoir comment décarboner notre atmosphère, mais trop tard. Si vous pouviez nous en envoyer le mode d’emploi, nous nous engagerons à garder pour nous rougeole, scarlatine, syphilis, tabac et pissenlits.

Il fallait bien qu’il finisse comme ça. Mais l’intention est bonne et quand même bravo d’avoir osé parler de corde dans la maison d’un pendu.

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Révélations spectaculaires sur les Faits Maudits 

Jean Casault note très tôt sur le terrain que des témoins rapportent parfois des évènements qui « ne font aucun sens » et que les autres ufologues négligent, ne voulant pas se ridiculiser. Un vaisseau de près de 300 pieds au-dessus d’une autoroute alors que personne ne s’arrête par exemple. Le témoin en a fumé du bon !!! Ou alors… Et c’est dans cet esprit que Jean casault a découvert, comme certaines autres d’ailleurs dont Jenny Randles et Budd Hopkins, que ces mystérieux ovnis peuvent parfois n’être visibles que dans certaines circonstances et que pour certaines personnes. Accrochez-vous, on vous emmène plus loin que tout autre !!!

Les Éditions Québec-Livres 2015. Disponible en librairies, en bibliothèques ou peut être commandé chez l’éditeur ou Amazon.



Catégories :Ufologie

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6 réponses

  1. Je pense qu’ils attendent que nous soyons prêts .

    Aimé par 1 personne

    • Oui mais qui est ce NOUS ? Les Terriens ne sont pas uniformément au même niveau dans de très nombreux domaines. De nombreux peuples sont encore plongés dans la fureur religieuse, d’autres ne songent qu’à survivre, d’autres ne songent qu’à profiter au max de tout, d’autres s’en fout, d’autres ne diraient pas à une autre guerre mondiale, d’autres veulent tuer tous ceux qui ne pensent pas comme eux bref, qui est ce NOUS dont vous parlez ?

      Aimé par 3 personnes

  2. J’ai apprécié ma lecture. Je crois que nous ne sommes pas seuls. Oui! Il m’arrive de me poser la grande question, qui suis-je? Mais, la réponse tarde à venir et je ne sais pas si elle viendra de mon vivant. Je suis vivante et c’est ce qui compte. Profiter de la vie qu’on m’a donnée.

    Aimé par 1 personne

  3. Bonjour Jean, très bon article (le tiens). Content de te savoir de retour à ta spécialité. Et à Québec? Bruno Lefebvre

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Répondre à jlb2dd7073 Annuler la réponse

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