LE SYNDROME DE FRANKENSTEIN

Artificial Intelligence, Her, Transcendance, Supremacy, Wall-e, Blade Runner, Ghost in the Shell, Terminator, Star Trek, I Robot, Lucy, Prometheus, Extinction, 2001 Space Odyssey , Zoe, Morgane, Matrix Tau, Eve, Westworld, et la liste est beaucoup plus longue encore, sont des productions cinématographiques bien connues, très bien faites en général. J’ai particulièrement adoré Blade Runner surtout pour sa musique si bien adaptée au climat du film. Et ces films ont tous en commun le syndrome de Frankenstein.

Sans enlever à Maria Shelley (1797-1851) tout le mérite de ses écrits, il faut reconnaître que le véritable créateur de ce monstre est d’abord François Félix Nogaret (1740-1831) qui en 1790, publiera La Belle au plus offrant son personnage Frankésteïn créant un automate de toutes pièces qu’il appellera l’homme artificiel. En 1818, Shelley en fera le docteur Victor Frankenstein qui lui créera un monstre dans l’esprit de comprendre ce qu’est le mystère de la vie. Si mon article portait sur le plagiat, je serais quelque peu cinglant, mais ce n’est pas le sujet.

L’HOMME VEUT TOUJOURS CRÉER, C’EST INNÉ !

L’homme est un créateur contrairement aux animaux qui s’adaptent à leur environnement ne cherchant jamais à façonner ce dernier pour qu’il s’adapte à eux. Nous avons donc rapidement fait fonctionner notre cerveau pour nous déplacer avec la roue, pour nous nourrir en domestiquant le feu, en s’équipant d’armes pour abattre le gibier puis en développant de l’équipement aratoire, etc. L’homme crée constamment pour améliorer son sort et depuis la moitié du 20e siècle, nous avons résolument modifié notre technologie des communications avec l’informatique et tout ce qui en découle. Mais fondamentalement, l’homme est un créateur en tout : littérature, musique, théâtre, cinéma, ingénierie, science, etc. La création est sa signature et comme déjà dit, aucune autre espèce vivante sur cette planète ne lui arrive à la semelle ! L’homme modifie, l’animal subit.

Plus récemment, ce qui retient l’attention est de nous laisser emporter nous aussi par le syndrome de Frankenstein et tout comme Nogaret qui voulait construire un homme artificiel, nous avons développé la robotisation d’une part, mais surtout l’intelligence artificielle.

Dans son roman, Origine, Dan Brown n’y va pas de main morte et supplante tout avec l’Intelligence Artificielle et crève le plafond de toutes limites.

CELA NE ME CAUSE AUCUN PROBLÈME DE SUBIR UN CONTRE-COURANT

Je nage depuis toujours dans un océan de pensées philosophiques et clairement lorsqu’on explore la littérature de ce domaine on découvre assez rapidement qu’il existe deux grands courants qui s’opposent : le courant spiritualiste et le courant matérialiste.

J’éprouve à l’égard des matérialistes, qui rêvent d’une Intelligence Artificielle faisant presque tout à notre place, une très grande admiration. Ce sont des gens brillants, mais ceux et celles qui sont en train de la créer cette IA le sont encore plus. Les ordinateurs quantiques, et un de ces jours les ordinateurs hybrides opérant depuis la fusion très « Borg » d’une machine et d’un cerveau humain, vont voir le jour.

Mais personnellement, vivre dans le monde de réplicants de Rick Deckard (Blade Runner) ne me plairait guère. Je ne suis pas opposé à ce désir très humain de les laisser s’emporter par le syndrome de Frankenstein. Il y a toujours ce risque de vivre le « Wargame » de Broderick ou le Skynet du Terminator, voire ces Borgs peupler la Terre, mais au-delà de ces excellents scénarios sans lesquels le cinéma serait un peu plat, la « cybernisation » de l’homme ne me pose aucun problème. Pas plus que de voir des enfants combattre un monstre un peu bizarre (Slender) avec leur manette de jeu vidéo. D’ailleurs, j’ai prêté beaucoup d’intérêt à Michel Desmurget, docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’INSERM, institut qui a pour vocation d’améliorer la santé par le progrès des connaissances sur le vivant. Dans son essai La Fabrique du crétin digital (ed. Seuil), il démontre de manière accablante les dangers des écrans sur les cerveaux des jeunes enfants.

Il semble que, dans ce temps qui fut le mien, alors qu’un seul écran existait et que pour communiquer nous avions du papier, un stylo-bille, des timbres et le téléphone, la télévision ne posait pas problème. Nous avions le droit de l’écouter un certain nombre d’heures en semaine et un peu plus les week-ends, mais avec leurs téléphones intelligents, la communication est possible sur 24 heures, sans voix dans le silence bleuit par le petit écran, ne transmettant que des mots le plus souvent codés. Je ne suis pas entièrement convaincu, mais Desmurget m’a foutrement ébranlé.

Si danger il y a pour nos enfants, imaginons que la cyber-industrialisation de l’homme sera à la fois un ensemble d’idées de grands enfants, des jouets de leur âge pour s’amuser, mais simultanément un piège à neurones destinés à s’ankyloser, ce qui arrive aux muscles qui cessent de travailler. Même Elon Musk est convaincu.

Récemment, le New York Time rapportait les propos de Sam Altman, collaborateur très proche de Elon Musk, à l’effet que plusieurs personnes à Silicon Valley sont obsédées par la simulation hypothesis. Il s’agit d’une théorie voulant que tout ce que nous considérons comme la réalité ne soit rien d’autre qu’une colossale simulation informatique créée par une Intelligence Supérieure. Il va de soi que ces propos ont aussitôt été associés au scénario très connu de la série de films Matrix. Elon Musk y croit et plusieurs autres dont l’astrophysicien Neil de Grasse Tyson. Pour eux, Dieu serait en somme un excellent programmeur !

UN AUTRE UNIVERS ET CE N’EST PAS LA MATRICE

Toute ma vie, j’ai œuvré en ufologie et en métaphysique, m’entourant de mystères surgis de réalités dites paranormales et s’il y a une chose que j’ai apprise au cours de ces décennies, c’est que tout cela n’a pas plus à faire avec une sécrétion d’hormones qu’une technologie de pointe.

Si les expériences des autres ont servi, c’est pour venir appuyer les miennes, celles que j’ai vécues et qu’il m’arrive de vivre encore à l’occasion. Elles sont bien réelles, puissantes, intenses, porteuses également d’un message de vie, ce que ne seront jamais les bouffées de dopamine ou de sérotonine ou un contrôle par puces électroniques fussent-elles nanométriques et implantées dans le cortex que tu voudras.

Je suis un témoin vivant d’une réalité qui dépasse tout cela. J’ai choisi ma devise depuis longtemps. Nous sommes Esprit d’abord, humain ensuite. La dualité de l’être humain repose sur ces deux mondes bien distincts l’un de l’autre, le monde physique, tridimensionnel, dense, mesurable quantifiable, saisissable, et l’autre, métaphysique, au-delà des sens, au-delà des mesures, au-delà de toute physicalité. Et il n’existe aucun univers où tout se résume par des 0000 et des 1111.

Je vais aller plus loin. Non seulement cet autre monde existe, mais il est le seul ! Le monde physique n’est qu’une expression de sa mouvance qui transcende tout. En tant qu’Esprits, ce que nous sommes tous, et si ayant connu la naissance nous ne connaîtrons jamais la fin, nous aimons la matière, nous aimons nous y incarner pour y vivre des émotions d’une puissance phénoménale. Émotions qui, au passage, n’ont jamais existé dans l’univers quantique des rêveurs cybernétiques, leur milieu étant froid, calculateur, précis, rigoureux, sans nuances et indifférent aux extrêmes qu’ils contrôlent par « on » ou « off ».

Le monde des émotions, celui de l’amour, de la haine, de l’envie, de la rage, du plaisir, de la tendresse est quasi infini dans sa variété tout comme son immensité et il est à la base de toute création, avec une chaleur bienfaisante, opérant sur la base d’essais erreurs, avec le sourire, sans trop de rigueur faisant preuve à l’inverse d’une infinie souplesse, avec d’infinies nuances et très proche de tous les excès, les modifiant par tempérance et aménité.

CET AUTRE MONDE ÉTAIT LÀ BIEN AVANT CELUI DANS LEQUEL NOUS ÉVOLUONS

C’est le seul qui existe, c’est comme ça, et qu’on y croit ou non n’a aucune espèce d’importance. Présentement, je joue dans une comédie un peu burlesque, m’arrive-t-il de penser. Ce n’est pas mon premier rôle, loin de là, et je commence à penser que changer de scène me fera le plus grand bien. La vie humaine est à l’Esprit ce que le personnage est au comédien, ce dernier peut très bien vivre sans, mais pas l’inverse.

Le moment venu je vais regarder tout cela, mais je pense que la terre humaine, c’est suffisant, j’ai assez donné. J’ai fait quelques voyages dans ma vie et j’y ai vu des endroits que j’aimerais explorer de nouveau, des mondes complètement déjantés, aberrants et passer quelques centaines d’années dans le corps d’un explorateur d’une espèce adaptée à ce genre de vie me conviendrait parfaitement. J’ai une très sérieuse inclinaison pour les mondes lunaires à proximité de planètes géantes, pas nécessairement dans ce système, mais peut-être aussi, ça va dépendre de bien des choses. J’aurais le goût de plus exotique que de ne voir que des boules gazeuses à bien y penser. Il y a aussi le Spectacle des nébuleuses qui telles de gigantesques méduses flottent dans le vide avec promesses de Nouveaux Mondes à venir tant pouponnières cosmiques sont-elles. On n’y passe pas une vie, mais s’y promener un week-end doit être si difficile à décrire qu’il en résulterait un texte abscons, autant ne pas s’y mettre et garder cela en soi.

On en reparlera !



Catégories :Métaphysique et paranormal

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