Du vrai se cache derrière ces créatures de la nuit et de la mort

Première partie

Allons du calme ne soyons pas ridicules

Vampires, loups-garous, sorcières et démons forment la quadrature de l’impossible, du fantasme, du mythe et de la superstition. Plus personne ne croit en ces fadaises sinon quelques adolescents et adolescentes perturbés par le charme de ce qu’offre le cinéma, la télévision voire la littérature ancienne et moderne. Autrefois les croyances en ces créatures s’entrecroisaient avec celles imposées par les religions même les plus anciennes et ce bien avant la montée du monothéisme.

Les Lumières salvatrices

Il fallait un peu de raison, de rationnel dans ce débordement affolant de croyances échevelées et délétères, sans queue ni tête, ni tronc, ni jambes, ni substance même subtile. Il faudra attendre que les Lumières viennent éclairer les consciences collectives affectées depuis des millénaires par l’obscurantisme spirituel et religieux ayant eu une fabuleuse et colossale influence sur l’ensemble de l’humanité. Cette influence néfaste et toxique s’est faite sans aucune opposition, se permettant les plus audacieuses folies allant jusqu’à bâtir des pyramides monstrueuses pour abriter le corps des Pharaons pour leur après-vie, leurs organes empotés dans des jarres pour servir plus tard. Ce n’est certainement pas la science qui allait intervenir dans ce chaos puisqu’elle en était la complice effrénée ; les gens de science en ces époques étant appelés grands-prêtres. Ça n’aide pas !

Le siècle des Lumières se caractérise par sa littérature puisqu’en ces temps-là, zéro techno, c’était la seule et unique manière de rejoindre la population. Le siècle des Lumières n’aura finalement duré que 74 ans, de 1715 à 1789, ou à peu près. Malheureusement, il est clair que la Révolution a eu un effet d’épidémie quasi mortelle, surtout en France, dont bien sûr la monarchie et il y eut de grands reculs notamment pour la démocratie, la Terreur de 1793-1794 n’ayant rien de très glorieux.

Que voulaient-elles ces Lumières sinon éclairer, illuminer, mettre un terme à cette horreur qu’était de constamment enténébrer, obscurcir, occulter la réalité et la faire briller au soleil pour tous. Plusieurs pensent que les Lumières n’avaient que la science et la raison comme faisceau primaire avec le rationalisme conservateur, mais qu’importe, il était temps qu’elles s’allument. Elles le firent sur un très vaste panorama englobant l’ensemble de la pensée humaine. Ces Lumières étaient philosophiques ayant à cœur de faciliter l’accès des peuples au savoir, le vrai, à tout le moins celui qui existait à cette époque. Tout comme le nôtre que nous considérons vrai aujourd’hui et que dans 500 ans sera oublié pour laisser place au vrai savoir de ce futur qui lui aussi aura des surprises plus tard. 

Les Lumières voulaient promouvoir la liberté et Dieu sait si, la monarchie et l’aristocratie bien en place, elle était fort souvent malmenée celle-là. Les Lumières ont contesté tous les pouvoirs outranciers en place, pas que la monarchie et la religion, mais également les pensées vicelardes en provenance de tous les pouvoirs, policiers, juridiques, et ne l’oublions pas la pire plaie, la pire faute de l’homme envers l’homme avant la mort : l’esclavage.

C’était avec l’éclairage, la capacité de bien voir le monde d’alors, à tout le moins en Europe et de réécrire son histoire pour la transformer. Ce furent sans contre dit des années incroyables, annonciatrices de la Révolution en France et de la révolution industrielle vers 1840. Une révolution un peu fâcheuse vue de notre perspective actuelle écologique et plus soucieuse de l’impact sur notre vie. Elle fut néanmoins essentielle à rendre l’homme libre de son temps, de sa vie, pouvant enfin sortir du cadre effrayant de la survie pour enfin découvrir ce qu’est de profiter de l’existence.

Voltaire

Puis avec le temps, bien que les religions étaient encore très loin de s’éteindre après spasmes et convulsions, les superstitions s’éteignirent peu à peu. Graduellement la raison, le réel, le concret, le pur et dur finirent par faire fuir ces croyances malsaines et toxiques. Quelques noms ici pour en évoquer les initiateurs : Voltaire à qui certains en attribuent la paternité, Lagrange, Cavendish, Volta, Lavoisier, Linné, Buffon, Lamarck et de nombreux autres.

Alors c’est quoi cet article ridicule ?

Effectivement, comment vais-je insérer des histoires de loups-garous ou de vampires dans ce texte après une telle introduction ? Alors, laissez-moi vous dire qu’il y a derrière tout cela un problème structurel.

Les Lumières ont permis à la science de réclamer sa place et aux âmes défuntes des ancêtres dans le ciel de devenir ce qu’elles sont en réalité, des étoiles grand dieux ! Mais sur ces créatures de la nuit et de la mort, rien n’a changé et qui plus est, ces histoires ne datent pas du Moyen âge, mais de la plus lointaine antiquité. De nos jours, elles sont devenues universelles et persistent et signent, alors que dans 100 ans plus personne ne parlera de Superman, on parlera encore des loups-garous, des sorcières, des vampires, des démons. Or en histoire, la résilience d’une rumeur ouvre la porte très grande sur un fond très solide de vérités surtout lorsqu’elle traverse quatre ou cinq mille ans sans perdre une goutte de sang, un croc ou une magique incantation.

Ce ne sont pas les romans, les films et séries télévisées qui ont créé ces créatures, c’est l’inverse. Elles sont résilientes, elles ne veulent pas lâcher le morceau, elles sont immortelles, invisibles. Je suis désolé, mais je n’ai pas le choix de penser qu’il y a du vrai qui se cache sous toutes ces histoires et aussi outrageant que cela puisse paraître, vampires, loups-garous, sorcières, démons pourraient fort bien exister. Toutefois, encore faut-il commencer à partager ce qui pourrait être vrai et bien réel, par rapport aux illusions très puissantes de l’écran. En d’autres termes, faudra oublier l’ail, le feutre humide du chapeau pointu et le balai qu’on enfourche sous la pleine lune au son des incantations au diable. De la religion, de la superstition, du folklore et des mutations, des conséquences causées par l’implacable temporalité survenue dans nos campagnes et nos villages pour tout perpétuer, il faudra sarcler, tanner, couper, râbler et finalement brûler beaucoup de tout ce fourbi. Mais il en restera beaucoup plus que de la poussière et des cendres. Et vous savez quoi ? Malgré ce massacre frisant une appartenance avec la zététique la plus énervante, nos créatures de la nuit et de la mort seront toujours là, invisibles, mais bien présentes. Les dieux ont été désintégrés, même eux n’ont pas pu résister. Mais elles ? Oh, que non. Voyons cela de plus près.

Nosferatu

Si nous voulons traiter de ce sujet sérieusement et demeurer crédibles, il faudra faire abstraction de tout ce que vous savez sur le sujet, TOUT car hormis quelques-uns d’entre vous, la très grande majorité a une culture vampirique essentiellement littéraire et romancée. Bram Stoker est derrière le très haut pourcentage de clichés connus sur Dracula et qui seront repris en partie ou totalement par des auteurs et des scénaristes qui vont présenter au public des visions dantesques dont celle de Nosferatu[1].

Nosferatu

Le cas de Dracula est facile à démontrer. Nous savons maintenant que Stoker s’est inspiré de l’histoire vraie de Vlad Tepes, un sadique notoire qui aurait fait empaler pas loin de 100 000 Turcs, ses ennemis de toujours. Il vivait tout comme le fera Dracula en Valachie, l’actuelle Roumanie dont la Transylvanie. On parle du 15e siècle. C’est le pays de naissance des Gitans.

Plus tard, on découvrira un rituel effectué par les paysans consistant à déterrer les cadavres ennemis et leur trancher la tête parce qu’ils étaient des « upirs » un mot qui deviendra vampire.

Bien que le nom de Nosferatu revienne dans l’ouvrage de Stoker, c’est déjà une erreur de traduction. On veut nous dire que vampire en roumain est Nosferatu. Stoker a pris cette idée dans les ouvrages beaucoup moins connus sur les vampires d’une certaine Emily Gerard. En roumain, vampire se dit Varcolac et le mot diable se dit nesuferitu. Ce n’est pas Stoker ou Gerard qui a popularisé ce nom, mais un film allemand de 1922 de Friedrich Wilhelm Murnau, Nosferatu le vampire ; une terrifiante créature, repoussante qui n’a rien de Gary Oldman ou du Dracula de toujours dans le cœur des fans, le très élégant encapé de noir, Christopher Lee.

Alors, il faut tout oublier ces choses, faire fi du vampire qui brûle au soleil, qui fuit l’odeur de l’ail, qui perd ses moyens si on brandit une croix et qui est immortel… Ce ne sera pas facile.

Trouver l’historicité et non l’histoire

Dès le départ, dès qu’on veut faire une recherche, il faut distinguer histoire et historicité. Cette procédure m’a déjà emmené à déclarer fermement qu’aucun personnage biblique n’a d’historicité ce qui démontre que, de toute évidence, ils sont tous de pures inventions incluant Jésus, Moïse, Abraham et autres ou alors une chimère, c’est-à-dire plusieurs histoires de plusieurs personnages pour en fabriquer un seul, ou tout simplement d’authentiques personnages dont on a embelli considérablement les faits les entourant. Laver les yeux d’un homme qui souffre d’effet de croûte causé par une forte déshydratation et lui permettre d’ouvrir les yeux est une procédure que tout initié aux enseignements des esséniens de l’époque sait et connaît. Crier au miracle dans les rues et faire du thérapeute un Fils de Dieu est alors ce qu’on retient. Tout comme verser de l’eau dans une cruche avec au fond du moult de vin fait en sorte que « l’eau se change en vin ».

L’historicité est l’ensemble des traces réelles laissées derrière par un personnage qui a attiré l’attention d’historiens, et plus tard de la presse, et qu’on ne peut nier en raison de la multiplicité des sources uniques. Rappelons-nous que 250 histoires qui prennent leur source à une seule d’entre elles ne sont pas un ensemble de 250 sources différentes. Il n’y en a qu’une. Mais si 250 historiens qui ont fait leur propre recherche et produisent 250 documents l’attestant, nous avons là une véritable moisson de sources, 250 en fait.

Cela dit, on veut éviter les ragots, les récits trop souvent transformés, et essayer de s’en tenir à des récits historiques attestés, reconnus, et surtout, dont on connaît les auteurs. On ne va pas utiliser les épisodes de Vampire ‘Diaries pour ça n’est-ce pas ? On va laisser Klaus Michealson là où il est. Dans l’imaginaire de scénaristes très talentueux. Afin de ne pas avoir à chaque fois à différencier les différentes espèces vampiriques ou autres, je vais simplement utiliser le terme créatures quand il n’est pas utile de préciser s’il s’agit d’un loup-garou, d’une sorcière ou d’un démon.

Empusa pennata – Illustration du dictionnaire des sciences animales

Les histoires de créatures sont très résilientes. Elles faisaient même l’objet d’une crainte révérencieuse au même titre que les dieux. Les Grecs notamment leur donnaient des noms qui n’existent plus comme pour les vampires, ils parlaient alors de lamies, d’empuses, des créatures ensorcelantes buveuses de sang et même cannibales. Ce nom, empuse, vient sans aucun doute de cet insecte pas très rassurant qu’on nomme Empusa pennata. Celui-ci est au stade larvaire ; à se demander si les créateurs d’effets spéciaux du film Independance Day n’ont pas imité Dame Nature.

Voici un jalon posé sur la route des vampires, c’est un témoignage contresigné en 1732 par des officiers médecins de l’armée autrichienne appelé Visum et Repertum qui est le nom d’un ouvrage publié en 1732 par le chirurgien de régiment Johannes Flückinger. Il s’agit d’un rapport sur un individu portant le nom d’Arnold Paole, un présumé vampire. En mars 1732, ce rapport fit manchette en Angleterre et en France. Il aurait influencé Dom Augustin Calmet et Giuseppe Davanzati, lesquels ont rédigé plus tard des ouvrages sur le vampirisme et que nous verrons dans la deuxième partie. Voici un extrait du compte-rendu des médecins dont l’expérience du terrain est impressionnante.

Arnold Paole

« Après qu’il a été signalé dans le village de Medvegia (près de Belgrade) qu’un soi-disant vampire avait tué des gens en suçant leur sang, j’ai été envoyé sur les lieux, par décret du haut commandement local, afin d’enquêter sur les faits. J’ai appris les choses suivantes : il y a environ cinq ans, un haïdouk du cru nommé Arnold Paole s’est rompu le cou en tombant d’une charrette de foin. Vingt ou trente jours après sa mort, des gens se sont plaints d’être tourmentés par ce même Arnold Paole et en fait, quatre personnes ont été tuées par lui. Pour mettre fin à ce fléau, ils ont exhumé Arnold 40 jours après sa mort. Ils ont constaté que le corps était interdit et non putréfié et que du sang frais avait coulé de ses yeux, de son nez, sa bouche et ses oreilles ; sa chemise, le suaire et le fond du cercueil étaient couverts de sang ; les ongles des mains et des pieds, de même que la peau étaient tombés et d’autres avaient poussé à la place. Comme tout ceci leur prouvait qu’il s’agissait bien d’un véritable vampire, ils lui ont enfoncé un épieu dans le cœur (selon leur coutume) ; il a émis un grognement audible et a saigné abondamment. Puis ils ont entièrement brûlé le corps et l’ont jeté dans la tombe… Ces mêmes personnes disent aussi que tous ceux qui ont été tourmentés et tués par des vampires deviennent eux-mêmes des vampires.

Signés L.S Johannes Fluchinger et L.S Johann Friedrich Baumgarten, officiers de santé du régiment d’infanterie du baron de Fürstenbush. »

La seconde partie conclue sur les vampires et entame une section bouleversante parmi les photos d’humains déformés. Puis nous verrons la question des loups garous sur lesquels j’ai enquêté moi-même pour en ressortir très troublé. La partie 2 et 3 sont disponibles mais la 4e et 5e ne seront publiés qu’après les Fêtes de 2022-2023.


[1] Anne Rice, Georgia Caldera et Deborah Harkness sans doute les auteures les plus fascinantes à lire sur les vampires, mais… ce ne sont que des romans.

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Catégories :Articles - Ufologie profonde

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2 réponses

  1.  »aussi outrageant que cela puisse paraître, vampires, loups-garous, sorcières, démons pourraient fort bien exister.  » Là tu parles! 😉

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