LA SPIRITUALITÉ VERSUS LE MATÉRIEL

UN ÊTRE SPIRITUEL QUI RAMASSE DES OBJETS ???

Une dame qui s’est retrouvée chez-moi pour raison x, alors que j’étais absent, discutait avec ma femme quand elle vit à sa grande surprise que j’habitais là.

Elle a alors parlé de mon livre de l’époque Esprit d’abord, humain ensuite. Puis en allant dans mon bureau, elle constate qu’il est extrêmement chargé, lourd, un vrai musée fait de bibelots et de souvenirs de voyages. Hélène me dit que je pourrais fournir une boutique de bric-à-brac. J’aime ça, je n’aime pas les endroits dépouillés style zen à la danoise, c’est mort. Je ressens la charge énergétique de chacun de ces objets quand mes yeux se posent dessus, cela ne dure qu’un instant, de bonheur. Rien de sorcier, de magique, de transcendent ou de mystérieux là-dedans.

C’est alors qu’elle manifeste sa surprise à l’effet qu’un être spirituel, ce serait moi ça, va plutôt se défaire de la matière, ne pas s’y attacher alors que moi c’est l’inverse, d’après elle.

C’EST DE L’AMALGAME DE PETITE SEMAINE

Vous savez ce qu’est l’amalgame. Après les attentats de septembre 2001, le plus répandu était celui-ci : Un Arabe ? C’est un terroriste ! Un musulman ? C’est un arabe terroriste ! Un terroriste ? C’est un musulman. Et ainsi de suite, c’est plus ciblé que de parler de généralisation. L’amalgame est durable et frappe l’imaginaire.

SPIRITUALITÉ ET CIE

Donc aux yeux de cette femme, la spiritualité se dépeint par l’absence de désir (bouddhisme), le détachement face aux biens matériels (christianisme), la privation de biens matériels (le monachisme), l’amour inconditionnel de tout ce qui vit (jaïnisme) et ainsi de suite en considérant la multitude d’emprunts effectués auprès de systèmes de croyances provenant de partout et de toutes les époques.

Ceux qui ont lu mon dernier bouquin, Les Divergents savent maintenant que depuis la fin du 19e siècle, l’Europe ainsi que le Royaume-Uni et graduellement l’Amérique du Nord, ont littéralement importé la grande majorité des concepts ésotériques provenant de ces grands courants religieux via très peu d’auteurs d’ailleurs, notamment Rudolph Steiner, Helena Blavatsky, et d’autres, mineurs, mais dont l’influence s’est quand même fait sentir. La spiritualité est devenue commerciale, comme une compagnie.

L’Hatha-yoga est sans contredit la forme d’élévation spirituelle la plus offensée par cet amalgame devenant « des étirements pour maigrir et me débarrasser de ma maudite cellulite ».

ON NE DEVIENT PAS HUMAIN POUR DES PRUNES

L’erreur qu’a commis cette dame est d’avoir amalgamé le détachement, voire la privation matérielle avec la spiritualité croyant à tort que ce détachement est essentiel sans quoi nous ne sommes que des matérialistes, oubliant que dans Esprit d’abord, humain ensuite, il y a le mot humain là-dedans. Par définition l’être humain est un Esprit en évolution à la découverte de TOUT ce qui constitue l’expérience humaine.

Les arts, tous autant qu’ils sont, expriment une spiritualité inhérente à celui et celle qui les pratique. Que ce soit un grand ballet sur la musique de Tchaïkovski ou du hip-hop sur un grand boulevard.

Les peintures, autant de Rubens que de Picasso que d’un enfant de 6 ans qui s’applique à bien dessiner son papa et sa maman, sont des œuvres spirituelles. La littérature, autant romancière telles les œuvres de Jane Austen, d’Alexandre Dumas que de Stephen King, mais aussi la lettre d’amour qu’une petite fille envoie à sa grand-maman sont des œuvres spirituelles. 

Des sculptures hors de prix de Rodin ou des bibelots de Marine Craft à Tampa ou de Poussière d’Étoiles à Percé à 18,95$ vibrent de ce qu’on y met en énergie et pas que celle de l’artiste, mais celle de l’homme ou de la femme qui, les regardant, voit défiler en elle des images porteuses de souvenirs de poids le plus souvent heureux.

LES OBJETS SONT PORTEURS D’ÉNERGIES DIVERSES

Je viens de lever les yeux pour me tester moi-même pour le plaisir et je suis tombé sur une « pin » de Merritt Island en Floride, une « pin » pas très jolie, que je n’ai finalement jamais portée, mais je vois alors des alligators surgir de fossés adjacents aux marais la gueule ouverte, je vois des ibis s’envoler, des urubus noirs et menaçants et les yeux d’Hélène fixant comme un laser toute autre bestiole méritant une photographie et de là un arrêt interdit, « mais bon, pour quelques secondes, t’as oublié de descendre la vitre, dépêche-toi, non attends, je veux le prendre de plus proche, ben descend d’abord, je vais me mettre sur le côté »… et si je n’arrête pas mon cinéma, j’y suis allé des dizaines de fois avec une histoire à chaque occasion alors je ne finirai jamais cet article ! Tout ça pour une « pin ».

C’est une erreur très répandue d’associer le matériel au mauvais, au mal, mais qui évidemment fut alimentée par le fait de voir des gens se donner des airs cosmiques ou spirituels avec les yeux dans le beurre, le plus souvent de la margarine, et qui se déplacent en Escalade de l’année en catimini !  Le problème c’est la dépendance. Et être dépendant d’une icône spirituelle ou même d’un concept est aussi dommageable qu’être dépendant à la matière.

Même l’argent peut avoir un sens spirituel, c’est de l’énergie sans laquelle nos vies ne seraient que survies et il n’est pas plus spirituel de survivre presque nu, que de vivre en condo de luxe, quoiqu’en disent les anachorètes et sâdhus de Bénarès.

ÊTRE SPIRITUEL NE VEUT PAS DIRE ÊTRE RIDICULE

Honnêtement, il y a des formes de spiritualité qui m’agacent, cela m’est personnel, ce n’est pas une dénonciation en règle que je fais en le disant, je me gratte tout simplement parce que ça me pique. Me faire saluer par un joyeux « namasté » en fait partie. Cela veut dire bonjour en sanskrit. Ouais pis ? Je pourrais répondre « dobro jutro ». Ça veut dire bonjour en croate ! Il y a combien de langues et de dialectes déjà pour dire « bonjour » ?

Croire que tout ce qui est en sanskrit est spirituel est absurde, par contre il est vrai que le sanskrit est à de nombreuses religions orientales ce que les langues sémitiques sont au monothéisme et Dieu sait si on ne s’entend pas très bien dans ce grand courant de près de deux milliards d’individus.  On ne définit pas la spiritualité par un dictionnaire de langue.  

La spiritualité n’a ni langage, ni drapeau, ni frontière, ni rituel, ni culture et ni religion. Elle est déiste, parfois non déiste comme le Bouddhisme, universelle et accessible dès l’âge de raison. Ce n’est pas quelque chose que l’on pratique comme un sport, une danse, un chant, ou même une tradition, c’est un état d’âme, une prise de conscience d’une autre réalité que celle matérielle, SANS REJETER CELLE-CI.

Un tel état d’âme peut alors se colorer, se teindre, voire s’habiller avec de multiples symboles qui finissent en rituels, en cultures populaires adaptées aux mœurs des 190 pays de cette planète. À cela s’ajoute la vénération quelque peu créatrice de dépendance émotionnelle à l’égard de personnages morts ou vivants. On pense alors à Jésus, Mahomet, Moïse, Bouddha, Osiris, mais aussi à Mikhaïl Ivanov, Krisnamurti, Guru Nanak, Eckart Tolle, Manitou, etc.

Ces gens ont créé volontairement ou non un culte autour de leur personne ce qui est tout à fait contraire au sens même donné au mot spirituel, puisque la spiritualité est et sera toujours la relation qu’entretient un humain avec SON Esprit. Et non celui des autres ! Les Amérindiens ont compris cela même s’ils sont très ritualisés aux aussi.

JE N’AI PAS ÉCRIT ESPRIT D’ABORD ET POUR TOUJOURS, MAIS ESPRIT D’ABORD, HUMAIN ENSUITE

Comme vous le savez, mes activités professionnelles dès l’âge de 16 ans avec l’ufologie et la métaphysique et le journalisme radio trois ans plus tard, m’ont fait rencontrer des milliers et des milliers de gens depuis tout ce temps. Laissez-moi vous confirmer qu’il y a en a pour tous les goûts. On peut alors les diviser en groupes et en sous-groupes à profusion. Il y a des crétins, des intelligents, des prétentieux, des petites souris qui s’écrasent, des brutes, des épais, des brillants, des suiveux, des rebelles, etc. La liste est interminable avec un très grand nombre de gens tout simplement corrects et qui font de leur mieux dans la vie.

Et bien chacune de ces personnes est dotée d’une capacité spirituelle cultivée ou pas, utilisée ou pas, ritualisée ou pas et le plus souvent intériorisée qu’extériorisée, ce qui trop souvent pour ces derniers a des airs de « m’as-tu-vu ».

Or parmi ces dizaines de milliers de gens, j’ai ressenti leur spiritualité, puissante, omniprésente malgré des apparences que rejetterais vivement la plupart des « namasté » de ce monde incluant les éleveurs de licornes et les cultivateurs de cristaux. Selon eux, quelqu’un qui ne correspond pas au schéma de leur forme de spiritualité qu’elle vénère n’est pas spirituel. En bout de piste, j’ai pu observer qu’à l’image des religions, les spiritualités sont également en compétition l’une contre l’autre et dès lors m’ont fait m’en écarter en courant.

Dites-nous quel est le courant spirituel que vous préférez ? m’a déjà demandé une intervieweuse. J’ai répondu : Le mien !  Je suis capable d’apprécier les autres, je suis fasciné par les enseignements du Tao, du bouddhisme zen, mais ma spiritualité est la mienne tout naturellement et si je devais en étaler l’ensemble vous y retrouveriez de nombreux éléments provenant d’autres formes de spiritualités, c’est inévitable. À elle seule, la transmigration de l’Esprit d’un corps à un autre est partagée par des milliards de gens.   

Dans mon métier, j’ai rencontré des gens très spirituels et qui l’ignorent eux-mêmes. À priori, ils n’ont absolument pas le profil typique : cela inclue des truands, des policiers, des militaires, des chômeurs devenus assistés sociaux, des vendeurs de chars usagés, de jeunes gothiques, bref des tas de gens à des années-lumière de l’image qu’on se préfabrique d’une créature spirituelle. Vous ne trouverez pas des anges bleu pastel caressant des papillons sur leur page Facebook.

À l’inverse, j’ai rencontré des gens dont la spiritualité était totalement absente ou alors dark ! Des religieux, pour la plupart, des enseignants, des « bonnes personnes d’après tout le monde » et je ne vais pas m’étendre, vous comprenez l’idée que la spiritualité n’est pas un statut, une étiquette, mais bel et bien un état d’Esprit.  Sans costume, sans rituel, sans statue, sans personnage central. James Redfield et Richard Bach ont été les premiers à traiter de cette virginité spirituelle dans leurs écrits, La Prophétie des Andes et Un Messie récalcitrant.

NOUS AVONS TOUS UN ESPRIT

Je viens de commettre volontairement une très grosse erreur en plaçant ce sous-titre. J’ai importé une croyance typique des religions en donnant à la spiritualité une notion de possession, mais aussi de l’affubler d’un potentiel de perte. Dès que nous possédons une chose, on peut aussi la perdre. Les monothéistes s’émulsionnent en mélangeant un tas de croyances venant d’un peu partout en espérant atteindre une parfaite homogénéité qui ne vient jamais. Ils vont croire que nous avons tous une âme, mais que nous pouvons la perdre. Désolé, je ne carbure plus au punitif même karmique depuis longtemps. Je vais donc rephraser mon sous-titre avec une nuance de proportion cosmique.

NOUS SOMMES TOUS UN ESPRIT

Nous sommes tous un Esprit. Éternel, immortel. Difficile d’être plus spirituel que ça hein ? En tant qu’Esprit nous pouvons être très jeune ou très ancien, dans le sens que si nous n’avons aucune fin, nous avons un début. Nous sommes devenus Esprit pour une première fois contemplant devant nous l’Éternité et l’Infini. Les Anciens ne sont pas de « meilleurs » Esprits que les plus jeunes, ils ont simplement plus de vécu, d’expérience et en dégage cette sagesse que tout Esprit finira tôt ou tard par atteindre.

AMUSONS-NOUS UN PEU

Voyons une classe d’Esprits de première année qui écoute attentivement le Maître de cours face à eux :

  • Les enfants, vous avez bien vu ce qu’était l’Éternité et l’Infini ?
  • Ouiiiiiiiiiiiiiiiii, disent-ils tous en même temps.
  • Est-ce que cela vous fait peur un peu ?
  • Ouiiiiiiiiiiiiiiiii. Quelques rares nooooooon se font entendre.
  • Alors n’ayez pas peur. La semaine dernière on a parlé de l’évolution, à l’effet que tout ce qui vit évolue. Vous avez bien compris ?
  • Ouiiiiiiiiiiiiiiiii.
  • Maintenant nous allons voir comment nous allons évoluer. Le savez-vous ?
  • Noooooooooooon. Et pas de oui même très rares.
  • Très bien. Nous évoluons parce que l’existence n’est jamais la même. Ici en classe avec moi, c’est un moment bien précis un temps présent, très différent de celui où nous ne sommes plus ensemble, où vous êtes seuls et c’est cela qui vous fait peur on appelle cela l’INCONNU.
  • Ouiiiiiiiiiiiiiiiii.
  • Oui d’accord, mais ce n’était pas une question. Nous devons évoluer pour faire face à différents temps présents. L’inconnu sert à cela. Certains moments présents seront très agréables et faciles, d’autres seront très désagréables et très difficiles. Pour faire face à ces derniers, il vous faudra apprendre des choses, expérimenter des choses pour pouvoir faire face aux autres. C’est ça évoluer, vous comprenez ?
  • Ouiiiiiiiiiiiiiiiii
  • Et comment fait-on cela ? Non non ne répondez pas… merci. Comment faisons-nous cela est en se mettant en position telle que, pour avancer, il faut apprendre des choses différentes, maitriser des choses différentes et si j’utilise le mot « chose » très simpliste, c’est qu’il exprime une si grande multitude que nous pourrions passer des années à les énumérer. Vous suivez toujours ?
  • Ouiiiiiiiiiiiiiiiii
  • Maintenant, qu’allons-nous faire pour cela est simple. Nous allons vivre des expériences multiples en croissance, du plus simple au plus complexe.

Et le Maître de cours leur annonce qu’ils vont découvrir le petit grain de sable inerte, suivi de la petite graine de plante vivante et ressentir sa croissance, puis explorer, non pas habiter ou devenir, mais explorer une forme de vie animale très basique, puis plus complexe pour enfin atteindre l’étape cruciale de leur évolution : habiter une créature qui englobera leur essence les faisant oublier qu’ils sont Esprit, pour devenir, dans ce cas de figure, des êtres humains capables de ressentir qui Ils sont !

Désormais, c’est en tant qu’humains qu’ils vont grandir d’une existence à l’autre subissant les aléas et les tourments de la vie, ses bonheurs vivant la mort de leur support, l’entre-deux monde et le retour à la vie sous un autre forme humaine.

Devenir un être humain est la seule et unique manière pour un Esprit de grandir, d’évoluer et d’atteindre de très hauts niveaux de perception de la globalité des univers multidimensionnels. Voilà pourquoi nous sommes Esprit d’abord, humain ensuite. Il existe donc, sur Terre, tout près de 8 milliards de formes de spiritualités !

  • Ça vous tente les enfants ?
  • !!!!!!
  • oups !!!



Catégories :Métaphysique et paranormal

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