DOIT-ON OBLIGATOIREMENT ENLEVER LE MOT SCIENCE DE TOUTE DÉMARCHE UFOLOGIQUE ?

Une seule petite lumière peut nous en cacher des milliards

Les gens qui nagent dans l’ésotérisme, le paranormal, l’ufologie et la métaphysique se font très souvent dire qu’ils n’ont aucune preuve, que ce ne sont pas des sciences, que ce n’est pas rationnel et ne savent comment se défendre ou quoi répondre à cela.

Dans un premier temps, s’il est vrai que les croyances ne sont pas plus des preuves que des arguments, sachez que jusqu’à ce jour, la science n’a jamais été en mesure de prouver que leurs explications sont les meilleures. Ils émettent eux aussi des opinions, émotionnelles dans certains cas, et quelques arguments pas toujours très solides. Retenez donc que si personne n’a pu encore prouver que toutes ses croyances reposent sur une réalité tangible, personne n’a encore pu prouver que ces croyances reposent sur une réalité imaginaire. Croire que c’est de l’imaginaire est donc aussi une croyance. Le combat entre la science et l’ésotérisme est donc une affaire de croyances opposées et ça vaut que ça vaut.

On invoquera aussi que toutes ces histoires ne sont que des fraudes ou des canulars. Il est tout à fait vrai que le paranormal, l’ufologie, voire certains aspects de la vie après la mort ou de la réincarnation, recèlent une grande part de canulars. Cela s’explique par le fait que tout ce qui est instantané, non reproduisible sur commande, fuyant ou impossible à mesurer est beaucoup plus facile (et payant dans certains cas) à produire que de fabriquer une fausse particule élémentaire ou une fausse exoplanète.

Il y a tellement de gens qui sont prêts à tout pour entendre leurs défunts s’exprimer via un médium que des centaines de bouffons et de bouffonnes maîtrisent l’art d’exaucer leur vœu en les roulant dans la farine. Il faut l’admettre et le reconnaître, le nier serait une erreur. Par contre, il suffit d’un seul cas authentique d’ufologie, de spiritisme ou de réincarnation pour démontrer la réalité de ces phénomènes. S’il y a UN SEUL autre monde habité comme le nôtre dans l’univers, il y en a des milliards. Comme je le dis souvent, si tu attrapes une ouananiche dans le Lac St-Jean, elle n’est pas toute seule là-dedans !

LA MÉTHODE HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIVE N’EST PAS UNE INVENTION D’OLIBRIUS EN MAL DE TERMES SCIENTIFIQUES

En réalité, c’est une authentique méthode scientifique et c’est sur elle que s’est porté mon choix depuis plus de 50 ans, au début sans trop le savoir et assez rapidement grâce aux connaissances de mon ancien partenaire René Pigeon, ami d’enfance et physicien nucléaire.

Cette méthode consiste à formuler une hypothèse, puis d’en déduire des conséquences éventuellement observables en les prédisant donc par prédiction ou même passées ce qui porte le nom de rétrodiction. Personnellement, sans aller jusqu’à prétendre que j’ai bonifié cette méthode, j’aime bien lui donner encore plus de punch en l’assortissant d’une condition préalable à son application.

Ainsi, je réclame du penseur, avant même qu’il songe à formuler l’hypothèse décrite par la méthode, de remplir cette condition. J’insiste pour démarrer le processus à partir d’un fait établi, d’une prémisse admise, d’une réalité bien ancrée dans la conscience de chacun, de sorte que l’hypothèse qui suivra reposera sur un tertre en béton de certitude et non sur la mousse évanescente du doute ! 

VIE INTELLIGENTE

Ici, le fait établi est le suivant. Il y a de la vie intelligente à la surface de la troisième planète du système solaire dans lequel nous évoluons. Partant de ce fait précis, réel et irréfutable, puisqu’observé et prouvé, nous allons en faire le cadre ou la base de ce qui va suivre puisque de ce fait va naître la première hypothèse.

ROGER BACON (1214-1292)

Louis Figuier dira dans Vies et savants illustres que malgré qu’il fut méconnu et horriblement persécuté pendant sa vie, Roger Bacon demeure la plus grande figure scientifique du Moyen Âge. « C’est le génie le plus vaste et le plus complet qui se soit produit en Europe. » On nous prévient toujours cependant de ne pas le confondre avec Francis Bacon tout aussi génial et brillant, mais qui verra le jour 300 ans plus tard.

La méthode hypothético-déductive est précisément à la base de la démarche expérimentale théorisée par Roger Bacon dans De Scientia experimentali, une des sept parties de son œuvre majeure. La méthode est donc de prendre une hypothèse et d’y accoler une conséquence que l’on présume observable comme déjà dit. Or les faits maudits, s’ils le sont est du fait qu’ils ne peuvent pas être observés.

LES ÉCUEILS À L’APPLICATION DES PROTOCOLES D’OBSERVATION

Il y a, à cela, plusieurs raisons. Dans le cas qui nous intéresse puisque le fait établi parle de vie intelligente sur une planète, le lecteur devine ce que sera l’hypothèse déductive : il y en a d’autres que la nôtre qui supporte une forme de vie intelligente ! Un jour nous observerons cela, mais pas maintenant. Les humains de cette planète sont majoritairement dirigés par des gens qui préfèrent mettre leurs énergies et leurs ressources financières par centaines de milliards dans l’armement plutôt que la recherche spatiale. Nos technologies sont donc totalement inadaptées encore à ce jour pour observer quoi que ce soit d’utile.

Nous avons bien quelques petits gadgets sur Mars, des sondes qui virevoltent ici et là autour des planètes du même système, mais dans l’espace lointain, nous ne disposons que de ferraille des années 70 qui transporte à son bord des chansons dont Johnny B Good de Chuck Berry et un message fort aimable de Jimmy Carter et de l’ancien nazi Kurt Waldeim. Typique ! 

Il se fabriquera des tonnes d’avions-chasseurs à 180 millions de dollars pièce avant que nos technologies progressent suffisamment, alors ne rêvons pas. L’autre fait qui nous empêche d’observer est non seulement la rareté, mais l’imprédictibilité des phénomènes qui éventuellement pourraient soutenir l’hypothèse d’une autre forme de vie intelligente que la nôtre.

Ce ne sont pas des phénomènes sur lesquels nous avons du contrôle et, dès lors, échappe à tous les protocoles habituellement mis en place pour observer et expérimenter. Ne pouvant pas observer présentement la manifestation des conséquences prédites par la phase déductive de la méthode, nous devons donc nous en tenir à son aspect prédictif. Un jour nous verrons bien.

LE DÉDUCTIF VERSUS L’INDUCTIF

Entretemps, partant du fait établi, l’hypothèse comme vous l’avez deviné est qu’il y a d’autres planètes hébergeant la vie intelligente. Mais la question de la vérification d’une hypothèse renvoie en particulier à la question problématique de l’induction. Il s’agit ici de savoir si l’induction conduit à la production de résultats probants. C’est que voyez-vous, la déduction ne permet pas à la conclusion d’être fausse alors que très souvent on nous accusera peut-être d’utiliser un raisonnement inductif lequel l’autorise. Si A est vrai, alors B, C et D sont vrais. Un exemple de déduction serait : A est vrai, par conséquent, nous pouvons déduire que B, C, et D sont vrais. Un exemple d’induction serait : B, C et D sont vrais, par conséquent, A peut être vrai.

L’exemple le plus cité est l’observation de cygnes dans un étang. Ils sont tous blancs, donc tous les cygnes sont blancs. Ceux-là oui, mais il en existe aussi des noirs qui n’y sont pas. Dans l’application de la méthode que je prône, je me dois donc d’être très conscient du risque de commettre des impairs dus à la simple confusion que fait naître le raisonnement inductif.

À titre d’exemple, en ce vendredi mon voisin sort de son condo à 9h00 le matin, se rend à la salle d’exercice au premier, prend son courrier et remonte à 10h30. Il semble valable d’en déduire qu’il fera la même chose le vendredi suivant. Or, même s’il le faisait 40 vendredis de suite, on ne peut aucunement établir une loi voulant que ce voisin fasse toujours cela. Un beau matin, il en aura assez de s’entraîner et enverra sa femme chercher le foutu courrier et tout l’édifice construit sur ce type de raisonnement va s’effondrer.

LE FACTEUR D’ACCEPTABILITÉ OU LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION

Voilà pourquoi j’ai introduit dans ce processus ce que j’appelle le facteur d’acceptabilité le plus élevé qui soit autour de chacune des hypothèses de sorte que les conditions issues de ces déductions qui s’enchaîneront sans être dans le béton seront acceptables et recevables. Je m’autorise cette démarche, même si elle déborde un peu des rigueurs de la science. Pourquoi ? J’invoque la recevabilité de la conclusion versus la gravité des conséquences. C’est aussi le principe de précaution dont traite un militaire dont je vous parlerai plus loin.

Vous connaissez le sceptique Sextus Empiricus ? Il serait d’accord avec moi affirmant : qu’une règle universelle ne peut être établie à partir d’un ensemble incomplet de cas particuliers. Or, quand aucune observation n’est possible selon les protocoles déjà cités, cela risque de se produire convenons-en. C’est pour éviter ces écueils que j’enrobe chaque hypothèse d’un ensemble d’autres faits établis de sorte qu’en bout de piste, les conclusions finales tiennent la route.

Lisez bien ceci. Le contre-amiral Pinon faisait parvenir au président Sarkozy une lettre absolument extraordinaire en 2008 dans laquelle il explique que même sans preuve sur l’existence des ovnis, nous devons agir. Alors que moi je parle du principe voulant que l’assertion tienne la route, lui parle du principe de précaution :

En l’absence même de toute intention hostile, l’intrusion d’une civilisation extraterrestre pourrait porter atteinte à notre environnement compris comme l’ensemble des conditions naturelles, sociales et culturelles constituant le théâtre des activités humaines. La Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle, prévoit que lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution [ ], à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques.

C’est de cela dont je parle. L’hypothèse partant du fait établi qu’il y a de la vie intelligente sur Terre est qu’il y en a ailleurs. Dans ce cas de figure, le principe de précaution est de savourer le fait bien établi que l’unicité est totalement absente du schéma universel. Et c’est une donnée capitale ici que personne ne peut se permettre de balayer du revers de la main. L’unicité N’EXISTE PAS.

DE QUOI JE PARLE ? 

Il n’y a rigoureusement rien qui soit seul et unique. Partout dans tous les domaines, particulièrement celui du vivant. Quand on consulte les millions de fiches taxonomiques classant le vivant, s’il est une chose que l’on voit bien, par l’observation, c’est la multiplicité. Il n’y a pas qu’une abeille grand dieux, il n’y a pas qu’un ours, il n’y a pas qu’un crapet-soleil. Donc, il n’y a pas qu’une seule Terre pas plus qu’il n’y a pas qu’une seule terrière de fourmis en Tanzanie ! Tout ce qui est, est multiple. Une magnifique citation… de moi-même.

La méthode hypothético-déductive fonctionne bien lorsque soutenue par des faits établis, non seulement en prémisses, mais dans son développement jusqu’à la conclusion. Donc, s’il y a plusieurs planètes habitées par des êtres intelligents, ces planètes ont connu la vie à des âges différents. Cette déduction est soutenue par l’observation de la manifestation de la multiplicité. Les abeilles sur cette planète ne sont pas toutes arrivées le même jour ou le même siècle voire le même millénaire et il en va de soi aussi des humains. Donc, il y a de la vie intelligente sur d’autres mondes et cette vie est survenue avant, en même temps que nous, ou surviendra plus tard.

Tout cela tient la route de l’acceptable et du recevable et en science c’est nettement suffisant pour entreprendre une recherche. On le fait pour bien moins excitant que cela. 

EXTRATERRESTRES ÉVENTUELS ET OVNIS ACTUELS NE VONT JAMAIS ENSEMBLE

Je pourrais continuer comme ça très longtemps et aboutir à l’inévitable présence sur Terre de visiteurs provenant d’autres mondes. Si par elle-même, cette conclusion semble farfelue, la méthode qui m’y emmène ne l’est pas.

Même si la communauté scientifique vomit ses entrailles et bénies si on lui fait bouffer de l’ovni ou du fantôme, elle supporte de mieux en mieux la question extraterrestre. La science reconnaît plus de 4500 exoplanètes. C’est 4500 fois mieux qu’à mon époque alors qu’elle ne reconnaissait que la nôtre, mais c’est peu. Je ne reviendrai pas sur les nombres affolants qui servent à quantifier soleils, planètes et lunes dans on ne sait encore combien de centaines de milliards de galaxies. Alors 4500 petites planètes, c’est de la petite monnaie !

Mais comme il n’y a toujours aucune indication que des extraterrestres existent, il ne faut surtout pas parler aux esprits scientifiques de la possibilité qu’ils nous visitent. Trop, c’est trop. Ils vous diront que ce n’est pas parce qu’il y a de la poussière d’ivoire dans l’air qu’il y a un éléphant sur le balcon. Ils ne sont quand même pas dans la chanson ! Et bien je vous dis et je le démontrerai, qu’il n’y a effectivement pas un éléphant sur le balcon, mais possiblement des milliards.

J’ai cité Pinon, je termine avec cet autre extrait de sa lettre expédiée dans l’indifférence générale au président de la République française en 2008. Il parle ici des ovnis :

De quelle sorte de raisonnement ces méthodes participent-elles ? Elles sont de type hypothéticodéductif. Elles consistent à formuler des présuppositions, préalablement passées au crible des vraisemblances éthique, technique, économique et opérationnelle, dont sont déduites des conséquences, passées et futures, susceptibles d’être vérifiées par l’observation et le renseignement.

Si elles trouvent une vérification expérimentale, elles sont validées. Sinon, elles sont soit réfutées, soit révisées afin de les rendre compatibles avec l’expérience. Elles sont par construction itératives et adaptatives. Elles astreignent à une pensée formalisée et rigoureuse. Tout bien considéré, elles sont une application assez fidèle de la méthode scientifique de Karl Popper.

Elles s’opposent au processus inductif de pensée qui va du particulier au général, qui prétend à un énoncé général à partir d’un nombre limité d’observations. S’agissant de l’ufologie, la méthode inductive est inappropriée en raison d’une information fortement dépréciée. Elle a malheureusement conduit à deux écueils : d’une part au scepticisme ou au refus de toute tentative d’interprétation, car les visages polymorphe et absurde que revêtent les manifestations des pans depuis soixante années ne permettent pas de justifier un énoncé général ; d’autre part, par extrapolations abusives, à l’élaboration d’interprétations hasardeuses et au développement de thèses conspirationnistes.

Une possible intrusion extraterrestre

Si nous écartons a priori l’hypothèse non scientifiquement réfutable d’une intelligence transcendant le monde sensible, il faut bien admettre que nous avons possiblement affaire à une intrusion extraterrestre, c’est-à-dire à la présence non désirée d’êtres intelligents appartenant à une ou plusieurs planètes de la Voie lactée ou d’une autre galaxie.

Voilà où mène la méthode scientifique hypothético-déductive. C’est par là que ça passe !



Catégories :Ufologie

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