La folie illogique de tout faire pour exterminer un mythe (article 30)

Crédit pour le montage graphique : Éric Dorion

Voici donc une très puissante Allemagne nazie déterminée à nettoyer le monde entier de toutes les impuretés raciales et physiques et de tous les autres untermenschen, les sous-hommes, tels les Tsiganes, les Slaves et les Noirs notamment. Elle voulait faire taire tous les autres idéaux de type national-socialiste qui pouvaient exister, dont celui très arrogant qu’était le communisme. Ses intentions étaient très claires et se faisaient alors très menaçantes pour tous les autres pays de cette planète, la plupart fort bien armés, ne serait-ce qu’en Amérique, sans parler de l’Europe et d’une bonne partie de l’Asie.

Alors que de sa prison Hitler rédige son Combat, il est évident qu’il veut entrer en guerre avec tout ce qui n’est pas Allemand, donc avec presque toutes ces nations. Alors dans ce cas, quelle idée folle, illogique et suicidaire fut celle de maximiser à l’extrême tous les efforts de guerre, d’accorder et de gaspiller de gigantesques ressources ? Et que dire de toute cette hargne et férocité sans précédent à l’endroit d’un petit peuple en diaspora, ne comportant qu’une poignée de millions d’individus, répartis inégalement dans 88 pays, sans gouvernement, sans terre, sans armée, sans même un drapeau. La réponse à ce non-sens historique absolu repose sur la certitude que les nazis avaient, et entretenaient fanatiquement, de la dangerosité extrême des Juifs. Par exemple, la fameuse Juiverie internationale capable, à les lire et à les entendre, de contrecarrer tous les grands projets du Reich dont bien sûr le fameux lebensraum, ou l’espace vital, pour le peuple aryen. Ah bon ? Alors dans ce cas, il était vraiment fou le petit caporal moustachu, fou à lier, car cela ne fait aucun sens, pas plus social, militaire, économique, politique, géographique qu’historique.

Les Juifs n’ont jamais été une menace pour le Lebensraum ! Ni pour personne ou rien d’autre.

Le Lebensraum est un concept créé par Friedrich Ratzel (1844-1904) dans un ouvrage publié en 1912, L’Allemagne et la nouvelle guerre et Friedrich Bernhardi, général et historien militaire, a identifié l’Europe, celle de l’Est et la Scandinavie pour y créer le nouvel espace vital à l’Allemagne. C’est à partir de ces écrits que le Lebensraum est devenu l’obsession d’Hitler et sa justification des attaques expansionnistes en commençant par l’Anschluss (Autriche), la Tchécoslovaquie, la Pologne et la Grande-Bretagne une fois l’ouest de l’Europe intégré dans la future Germania.

Le Lebensraum originel était expansionniste, antidémocratique et non fondé sur la race, uniquement sur l’espace vital, la prise de nouveaux territoires en somme. Comme un immense jeu de Risk. Il est devenu raciste dans les années 1920, en se liant aux théories racialistes formulées par plusieurs immédiatement après la Première Guerre mondiale. Rössler Mechtild, un spécialiste du IIIe Reich, écrit : [1]

« L’idée germanique manquant d’espace est donc très antérieure à Adolph Hitler, mais il est celui qui en a tiré les conclusions politiques et militaires les plus extrêmes. Selon l’historien Ian Kershaw, Hitler n’utilisa qu’une seule fois l’expression Lebensraum avant le putsch de novembre 1923. C’est probablement Rudolph Hess, ancien élève de Karl Haushofer[2] qui l’a fait connaître à Hitler lors de leur emprisonnement à Lansberg en 1924. »

La Race Supérieure

Dans son livre, Mein Kampf, Hitler transforme le concept de Lebensraum et plutôt que d’ajouter des colonies – dont l’Allemagne est privée depuis le traité de Versailles – il veut agrandir le pays à l’intérieur de l’Europe. Il relance ainsi l’idée d’une expansion vers l’Est, Drang nach Osten et accentue les éléments racistes du Lebensraum, qui devient explicitement lié avec la théorie de l’Herrenvolk, la Race Supérieure, la Race des Maîtres, désignant les Aryens ou la race germanique. Il écrit :

« Ainsi, nous autres nationaux-socialistes, biffons-nous délibérément l’orientation politique d’avant-guerre. Nous commençons là où l’on avait fini il y a six cents ans. Nous arrêtons l’éternelle marche des Germains vers le sud et vers l’ouest de l’Europe et nous jetons nos regards vers l’est. Nous mettons terme à la politique coloniale et commerciale d’avant-guerre et nous inaugurons la politique territoriale de l’avenir. Mais si nous parlons aujourd’hui de nouvelles terres en Europe, nous ne saurions penser d’abord qu’à la Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent. »

Moïse Hess, l’incarnation du Mal selon Hitler

Précurseur du Sionisme Moïse Hess

Cette conviction d’Hitler que les Juifs doivent être impérativement chassés d’Allemagne et de Russie, puis finalement carrément éliminés, lui vient de la terreur qu’il a ressentie en lisant les écrits dangereux de Moïse Hess[3] philosophe juif, socialiste et allemand, très près de la pensée marxiste et d’Engels et considéré comme le véritable fondateur du sionisme, mais surtout, du sionisme allemand. Plusieurs croient que c’est de lui que vient la célèbre citation de Marx « Les religions sont l’opium du peuple ». Son livre n’a qu’un objectif : la création d’un État Juif. En soi, c’est tout à fait naturel, car c’est alors qu’il vivait en Allemagne de 1861 à 1863 que Moïse Hess prit conscience de l’importance de l’antisémitisme et du mouvement pangermaniste et qu’il décida de laisser tomber son prénom Moritz pour reprendre son prénom juif, Moïse ou Moses. Il en vint alors à proposer l’idée d’un État-nation juif, voire un Commonwealth socialiste juif en Palestine. Lui, Leon Pinsker et Theodor Herzl allaient donc jeter les bases du sionisme. Bien que cela n’était encore qu’une idée quasi impossible à cristalliser, très tôt elle fut considérée comme une menace directe, une peste contagieuse, notamment par les pangermanistes et bien sûr par Hitler qui en devint maladivement obsédé au-delà de toute logique. Mais en réalité, le sionisme n’était qu’une intention nationaliste très ordinaire et commune à tous les pays qui délivrent un passeport et hissent un drapeau. C’est un peu comme si le Président d’un pays fort lisait un livre d’un norvégien désireux de le conquérir et mettait tout en branle pour détruire la Norvège et tout ce qui existe de norvégien, peuple inclus, le faisant souffrir cruellement dans des camps. C’est une analogie absurde direz-vous, mais dans les faits ce qui s’est vraiment passé est encore plus absurde. Puis, Littell parle au travers de Mandelbrod, son personnage des Bienveillantes.

« …que le peuple Juif est le pire ennemi que nous ayons nous, nazis et Allemands confondus, il est le plus dangereux, le seul qui vaut la peine d’être haï, notre seul vrai concurrent. Les Russes sont faibles avec cette théorie ridicule du nationalisme-communisme et les insulaires britanniques et les Américains sont pourris, corrompus, mais les Juifs ? Disraeli[4] nous le dit, ils ont redécouvert l’intuition millénaire de leur peuple, humilié, mais invaincu ! L’Hébreu est une race sans mélanges d’une organisation de première classe et qui est l’aristocratie de la Nature. (…) Le fait est qu’on ne peut détruire une pure race d’organisation caucasienne. C’est un fait physiologique, une simple loi de la nature, qui a mis en échec les rois égyptiens et assyriens, les empereurs romains et les inquisiteurs chrétiens. Aucune loi pénale, aucune torture physique ne peut faire qu’une race supérieure soit absorbée par une inférieure ou détruite par elle. Les races persécutrices mélangées disparaissent, la pure race persécutée demeure. »

C’est à partir de cela que le personnage Mandelbrod conclue :

« Il n’y a de place sur cette Terre que pour un seul peuple choisi, appelé à dominer les autres : ou ce sera eux comme le veulent le juif Disraeli et le Juif Herlz ou ce sera nous. (Allemands) Et nous devons donc les abattre jusqu’au dernier, extirper leur souche. Car s’il n’en reste que dix (…) qu’il n’en reste qu’un couple, dans cent ans nous aurons le même problème et tout sera à refaire. »

Qanon serait capable de nos jours d’une ânerie pareille. Ajoutons à ces horreurs, le canular éventé depuis longtemps, mais à l’époque très d’actualité qu’étaient Les Protocoles des Sages de Sion et nous commençons à comprendre, même dans l’absurde, le pourquoi d’une telle haine viscérale contre les Juifs. Petit rappel.

Protocole des Sages de Sion

« Les Protocoles des Sages de Sion est un faux qui se présente comme un plan de conquête du monde établi par les Juifs et les francs-maçons. Ce document fut rédigé à Paris en 1901 par un informateur de l’Okhrana, la police secrète russe, un certain Mathieu Golovinski. Il plagie le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu de Maurice Joly, un pamphlet satirique décrivant un plan fictif de conquête du monde par Napoléon III, pour décrire un programme élaboré par un conseil de sages juifs afin d’anéantir la chrétienté et dominer le monde. »[5]

C’est aussi stupide de brandir le Protocole des sages de Sion que de recopier le synopsis de Némésis, soit le discours de très violents Romuliens de Star Trek voulant détruire la Terre en l’appliquant à une nation quelconque. Pour certains il faut le répéter : Star Trek est une fiction et personne ne parle Klingon !

« L’auteur et ses commanditaires veulent convaincre Nicolas II et son gouvernement des méfaits d’une trop grande ouverture à l’égard des juifs de l’Empire, réputés comme les chantres inconditionnels de la vie moderne et intéressés au premier chef par un changement libéral de régime depuis que leur statut a été dégradé par les gouvernements conservateurs d’Alexandre III. L’empereur refuse de l’utiliser, estimant que ce texte discréditerait son action. »[6]

Hitler lui, n’aura aucun scrupule à l’utiliser à outrance. Pendant de nombreuses années, Joseph Goebbels, peu convaincu, n’utilisera pas les Protocoles dans l’excellente propagande antisémite qu’il orchestre avec un art consommé, faut-il le dire. Ce n’est qu’après une lecture du texte et une discussion survenue le 13 mai 1943 avec Hitler, qu’il décide d’utiliser le Protocole des Sages de Sion et dans la recension qu’il fait de la discussion, Goebbels se dit stupéfait à la fois par la modernité du texte et par la rigueur dans l’exposition du projet juif de domination mondiale.[7]

De nos jours des groupuscules musulmans, dont la haine envers les juifs n’est plus à démontrer, brandissent encore cette ineptie ce qui en dit long sur leur absence totale de crédibilité. Je connais fort bien des Québécois, dont je salue pourtant l’érudition, mais qui ont attendu Le Cimetière de Prague d’Umberto Eco avant d’être convaincus du canular. C’était… en 2011 ! Vaut mieux tard que jamais, mais quand même, il y a tard et il y a très tard.

Essentielle histoire juive pour la route !

J’ai un point à faire entre le Mal et le peuple Juif et j’y viens, mais il est impératif de le situer dans le contexte réel et non faux, inventé et boursoufflé par un tas de théories conspirationnistes délétères. Je serai bref, malgré le fait que raconter l’histoire des Juifs suffirait à remplir une encyclopédie. Il faudra aussi ne s’en tenir qu’à l’historicité du peuple juif et non aux légendes et contes pour enfants qu’on retrouve dans la Bible. Elle n’a aucune valeur historique et ne doit être en aucune manière utilisée pour narrer les évènements d’un peuple quel qu’il soit, incluant les Hébreux. Autant utiliser les Aventures de Tintin pour décrire l’Afrique Noire, l’Amérique, le Tibet et le Japon et la Belgique. On fait de l’histoire ou on fait de la légende, on étudie ou on s’amuse, on scrute ou on joue. Alors dans l’histoire, la Mer Rouge se comporte comme tout plan d’eau qui se respecte et dans la légende, elle s’ouvre à sec en deux sur la commande d’un dénommé Moïse, laissant passer les figurants du film Les Dix Commandements et se referme sur les Égyptiens, laissant Yul Brenner pâtir sur son chariot ! Il faut faire des choix entre le sérieux et la fantaisie si on veut avancer et je répudie tout ce qui est légende, fantasme et autres quand vient le temps d’effectuer une recherche quelconque.

Affiche du film Les Dix Commandements

Israël n’est pas de tout repos

Toute son histoire[8] n’est qu’une série de fuites, de dominations, de persécutions et n’eût été de l’aide américaine après la Seconde Guerre mondiale et de la fondation du nouvel État d’Israël en 1948, le peuple Juif n’existerait plus qu’en diaspora. Et là encore, n’oublions pas les attaques massives contre elle tant par l’Égypte que par la Syrie dont la guerre des Six Jours en 1967 et celle du Kippour en 1973. Deux grandes leçons cuisantes pour des agresseurs qui croyaient que les Juifs allaient se laisser faire comme dans les années 1940 !

Donc ce furent les Babyloniens, les Perses, les Grecs (Macédoniens d’Alexandre) les Syriens et les Romains qui lui passèrent dessus, il y a des millénaires de cela. S’il y a un tapis au Moyen-Orient ou chacun voulait s’essuyer les pieds, c’est bien celui illustrant une ménorah. Israël occupait à cette époque davidienne l’espace actuel incluant la Syrie et la Jordanie, mais avant cela, il y a au moins 3000 ans, les Juifs vivaient en Égypte et ils décidèrent de quitter et ils le firent. Comment ? Dans un exode étapiste, réparti sur plusieurs décennies, par vagues successives comme il en existait plus souvent que maintenant en ces époques lointaines. La plus importante vague selon certains chercheurs[9] aura lieu sous le règne du fils du premier et dernier Pharaon monothéiste de l’histoire d’Égypte Toutankh-Aton, du nom de son père Akhen-Aton et qui transformera son nom d’Aton par Amon. Son papa, monothéiste, causa énormément de grabuge et fut rapidement proscrit. Pour en finir avec tous ces monothéistes, il chassa les Juifs, mais aussi tous les prêtres d’Égypte soutenant encore la version sacrilège du Dieu unique. Donc, pas de premiers-nés sacrifiés, de déluge de feu, de sauterelles, ni d’eau du Nil transformée en sang, et pas de Mer Rouge divisée. Désolé monsieur De Miles. Si comme déjà dit, on se met à incorporer ces éléments dans l’histoire des Hébreux, on devra sortir Achille des légendes pour en faire un véritable héros grec et Steve Rogers, alias Captain America, un véritable héros de la Seconde Guerre mondiale.

En 922 avant notre ère, leur roi Salomon mourut et Israël se divisa en deux. Le royaume du Nord porta le nom de royaume d’Israël et fut détruit par les Assyriens en 721 et le royaume du Sud porta le nom de royaume de Juda et fut conquis vers les 600 avant notre ère par les Babyloniens. On prétend que c’est durant cet exil des élites juives à Babylone, et non du peuple, que la rédaction de la Bible fut amorcée d’où la très grande ressemblance établie entre les mythes hébreux et les mythes babyloniens, dont le célèbre Déluge. Mais laissons cela à mes ouvrages précédents dont Les Religions c’est assez !

C’est là que les Juifs cessèrent de parler l’hébreu et adoptèrent l’araméen, soit la langue du conquérant babylonien, ce que peu de gens savent. En 538, Cyrus le Grand fait la conquête de Babylone et fonde l’Empire perse. Sans être ami des Juifs qui sont sur place, il autorise ces derniers à retourner chez eux en Judée. Ils ne sont pas à craindre si on estime leur nombre d’alors à moins de 50,000.

Arrive le grand Alexandre en 333 qui fait de la Judée une province alexandrine, une de plus avec toutes les autres qui vont tomber sous sa coupe, Alexandre étant, avec Gengis Khan, le plus grand conquérant de toute l’histoire de l’humanité. Résultat des courses, les Juifs adoptent la ville d’Alexandrie en Égypte, sous Ptolémée. Un retour aux sources. Ils ne s’arrêtent pas là et continuent de se rendre tout autour de la mer Égée jusqu’en Grèce. Ce sont les Grecs d’ailleurs qui, constatant la dispersion de ce peuple un peu partout, lui donnèrent le nom de Juifs en diaspora, un nom qui existe toujours. Cependant, il restera tout de même des Juifs en Judée, qui ne porte pas encore le nom d’Israël puisque cela ne viendra qu’en 1948.

À la mort d’Alexandre en 323, c’est la catastrophe pour son empire qui ne lui survit pas. La Judée revient d’abord à l’Égypte qui sera écrasée en 198 par la Syrie, laquelle annexera ensuite la Judée à ses territoires. En 167, on y interdit la religion juive. En 63, la Judée devient une province romaine et au Ier siècle de l’ère moderne (en l’an 1 de notre calendrier) les Juifs demeurent en Judée. Mais rien n’est terminé. Les zélotes nationalistes déclenchent de violentes réactions contre les Romains et sont fortement réprimés et cette répression connaît son apogée avec Titus qui détruit leur temple en 70. La perte de leur langue d’origine (l’hébreu) qui disparut complètement fut le coup de grâce pour ce peuple maintenant réparti à gauche et à droite dans le monde de l’époque sans plus aucune façon de se retrouver. Toute idée d’un État Juif ou hébreu ou judéen fut oubliée. Le judaïsme comme religion vit le jour avec le Talmud rédigé en araméen.

En ce qui concerne la langue, en 637, le calife Omar, musulman de l’islam, religion toute fraichement fondée par Mahomet, avait fait la vie dure aux Juifs qui rôdaient encore en Judée et qui finirent par parler arabe. Ceux en diaspora vont oublier aussi leur langue et parler celle du pays d’accueil soit l’espagnol chez les Séfarades, le français et bien sûr l’anglais jusqu’à nos jours. L’hébreu revient lentement, mais uniquement pour la liturgie religieuse et une nouvelle langue est créée : le yiddish et le judéo-espagnol, soit un mélange d’hébreu et de langues locales.

En 1517, les Turcs ottomans battent les Égyptiens où vivaient Juifs et Palestiniens et la Palestine devient turque. Ce sera l’Empire ottoman qui durera jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. La Palestine fut divisée en secteurs rattachés à Damas, mais dirigée par Istanbul. Le retour final des Juifs en Palestine, qui deviendra l’État d’Israël, date de 1948 avec l’accord TRÈS mitigé de l’Angleterre qui en est le maître. Une honte pour les Britanniques d’avoir agi de la sorte. Rien ne sera jamais facile pour les Juifs, mais pour la première fois depuis longtemps, ils sont de retour chez eux dans leur pays.

Voilà donc l’histoire d’un peuple dominé, battu, exilé, persécuté, depuis toujours qui parvint du bout des ongles à se refaire une nation digne de ce nom et se bat encore très férocement pour la maintenir à flot, entourée d’ennemis de toutes parts. Et c’est de cela qu’Hitler avait peur ? La puissante Juiverie internationale qui allait contrôler le monde alors qu’historiquement ce sont les autres qui ont de tout temps contrôlé le sort des Hébreux, puis des Juifs, dont les Anglais ?

Prochain article (31) : Gagner la guerre ou exterminer les Juifs ?


[1] Rössler, Mechtild. Geography and Area Planning under National-Socialism. Margit Szöllösi-Janze (ed.) Science in the Third Reich. Oxford and New York: Berg Publishers. 2001. ET Ian Kershaw, Hitler : 1889-1936, tome 1. Flammarion. 2000.

[2] Un des plus grands théoriciens de la géopolitique allemande.

[3] Moses Hess (1812-1875). Rome et Jérusalem, la dernière question nationale. 1862. Repris en 1981, Michel Albin.

[4] Ancien premier ministre anglais, le seul politicien juif haut placé de l’histoire britannique, Benjamin Disraeli et son ouvrage Coningsby : la Nouvelle Génération. Le Trident, repris en 2012.

[5] Binjamin W. Segel, A Lie and a Libel: The History of the Protocols of the Elders of Zion. University of Nebraska Press.

[6] Pierre André Taquieff. Les protocoles des sages de Sion. Faux et usages d’un faux. Introduction à l’étude des « Protocoles » : un faux et ses usages dans le siècle. Études et documents. Paris. Berg International. « Faits et représentations ». 1992. rééd. revue corrigée et augmentée. Berg International et Paris, Fayard, 2004.

[7] Jeffrey Herf. The Jewish Ennemy : Nazi Propaganda During World War and the Holocaust. Harvard University Press. 2006.

[8] Données historiques provenant de http://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/israel

[9] Les Secrets de l’Exode de Messad et Roger Sabbah

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Les religions, c’est assez !

Le Christ est le chef de tout homme et l’homme est le chef de la femme ! Voilà une affirmation connue pour être celle de Saint-Paul dans un texte sacré extrait du Nouveau Testament. Quand même ! À ne pas citer lors d’un mariage ! Mais bien au-delà, les prétentions religieuses sont intolérables et n’ont rien de divin ou de céleste et pourtant on les subit depuis plusieurs milliers d’années.

Les religions, sans aucune exception, n’ont aucun fondement réel, pas plus que contes, légendes et mythes. Pas plus Thor, Hercule, Osiris, Jésus, que Moïse ou Abraham, n’ont existé sur le plan historique et l’historicité des récits musulmans est douteuse.

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Catégories :Le Mal

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2 réponses

  1. tout un récit!

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  2. Intéressant votre article, mais tout de même compliqué pour les personnes qui sont néophyte dans le domaine de l’étude et la compréhension de la deuxième guerre mondial et dont je suis sûrement un néophyte dans se domaine et je dois admettre qu’il y a aussi le fait que bien honnêtement je trouve votre article un peut compliquer a comprendre, mais moi se qui m’intéresse et pas par voyeurisme, mais plutôt par grande empathie,et grande compassion c’est les témoignages des victimes des camps de concentration et d’extermination nazi, comme par exemple l’excellent et très touchant livre que j’ai chez moi, dont le titre est « Si c’est un homme » Si c’est un homme est un témoignage autobiographique de Primo Levi sur sa survie dans le camp d’extermination nazi d’Auschwitz, où il est détenu de février 1944 à la libération du camp, le 27 janvier 1945. Et il y a aussi excellent documentaire/témoignage dont le titre est « Auschwitz : la solution finale ». Bref… je crois qu’il n’y a aucun mot assez fort pour bien exprimé toute l’horreur et toute la souffrance autant psychologique et physique que ses pauvres personnes ont vécu (subit), ses témoignages me touche énormément et profondément, et en terminant je dit se que tout le monde a souvent dit et redit, mais je crois qu’il est très important de le redire, c’est a dire que l’humanité doit tout faire pour que ses horreurs et ses atrocités ne se reproduise jamais. Merci beaucoup Monsieur Casault pour cette article qui sensibilise bien et informe bien les gens sur cette triste réalité, car je crois que les gens doivent bien comprendre tout se que vous mentionné sur votre article, je veut dire par la que je trouve ça important, moi je vais lire et relire votre article pour essayer de bien comprendre et/ou mieux comprendre se que vous mentionné sur cette article.

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